ESSAI SUR TAINE : r
on peut aisément imaginer l’elfet que durent produire les: divres du maitre écrivain, je ne dis pas sur les inintelligents: “= Goncourt, — car il n’est pas stir quils les alent lust, == mais sur l’épais et fumeux cerveau de M. Emile Zola. 3@ Hein ) étudier l'homme tel qu'il est, non plus leur pantin ; métaphysique, mais l’homme physique, déterminé par le milieu, agissant sous le jeu de tous ses organes. » M. Zola a lu Taine, et il s’en est assez vanté: « J’ai subi trois influences, celle de Musset, celle de Flaubert, celle de. Tame. C’est vers lage de vingt-cing ans que j’ai lu ce idernier,- et en le lisant, le théoricien, le positiviste qui est en moi s'est développé?. » Et ailleurs: « Je me souviens du grand coup que nous porta la lecture des premieres ceuyres de cet écrivain... Ce qui nous enthousiasmait, c’était son étude sur Stendhal... ; c’était sa longue étude sur Balzac, sipuissante, sicompléte, si hardie...;c’était encore toute cette Histoire de la littérature anglaise, ou déborde la passion de l’originalité et de la force, oa l’on voit a chaque page le critique mettre la vie avant l’art et considérer les ceuvres comme les filles vivantes des grands esprits... » On peut dire que le naturalisme francais contemporain, théories et procédés, formules et receltes, est sorti tout entier des. ceuvres de Taine. mal lues et mal comprises par l’inventeur du « roman expérimental »,. Et l’auteur des Orrgines n’eut qu'un tort aux yeux de ce dernier: ce fut, dans les vingt derniéres années de sa vie, de « s’enfermer dans des queswk tions spéciales et dont il ne tirait méme plus des conclusions bien nettes »: « Nous attendions, je le dis encore, homme d’audace et de science, qui alfirmerait trés naturalisme contemporain, qui continuer
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un haut le ait sa guerre aux théoriciens et aux hypocrites, qui serait & la téte de l’évo- ~. tution moderne?. >» On concoit’ sans peine que Taine ait
1, Voyezla singuliére facon dont il 2. Temps du 7 mars i8y3.