Id., ibid., p. 207-208 ; — Cf. p
elles ce que nous croyons étre la réalité! « Jaurai fait
un voyage fructueux, écrivait Taine 4 Edouard de Suc-
kau ; ce qui me plait surtout, c’est’ que les formules tirées de la littérature et de histoire se trouvent vraies'!. » Et généralisant son cas, comme il aimait a le faire, il écrivait 4 Guillaume Guizot: « Tout ce que je vous: dirai, cest que jai pris de l’estime pour la littérature et lesrenseignements qu’elle peut donner, la vue des choses n’a point démenti les prévisions du cabinet; elle les a confir-
mées, précisées, développées; mais les formules générales. restent, 4 mon avis, entiérement vraies. J’en conclus que les opinions que nous pouvons nous former sur la Gréce et la Rome antiques, sur l'ltalie, Espagne... sont exactes, et qu'un historien posséde dans les livres un’ instrument
trés puissant, une sorte de photographie trés fidéle capable de suppléer presque toujours 4 la vue physique des —
objets*. » On retrouvera, comme l’on sait, l’écho de ces constalations, peut-étre suspectes, et de ces généralisations
dans V’Iniroduction de V Histoire de la littérature anglaise. L’ouvrage était fini 4 la fin de 1863. « Que de temps, |
-écrivait-il, j’ai mis a ce livre! Ai-je eu raison? J’y ai ap-
pris beaucoup d’histoire. Mais la philosophie valait mieux, et certainement je vais y revenir*. »
. Il devait y revenir en effet, aprés quelques infidélités nouvelles, par la préparation et la publication de I’ Intelligence, ce livre qu’il portait en lui depuis !’Kcole normale. Mais, au fait, l’avait-il jamais quittée? Et la Liltérature
anglaise elle-méme n’était-elle pas I’éloquente illustration, et lalongue démonstration, indéfiniment reprise, fortifiée et
- ; ae oe >. APPENDICE IV f