‹ Essai sur Taine, son uvre et son influenceChapitre 3 sur 85 · PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION

Voici comment ce livre est né :

En 189 1, me trouvant alors à l'École normale, j'avais pu mettre à exécution un projet vieux déjà de plusieurs années, et, longuement, amoureusement, j'avais étudié les œuvres de Taine. Un travail assez développé était sorti de là, qu'un maître extrêmement distingué et qui i'uttoujourspourmoila bienveillance même, M. Georges Lyon, n'avait pas jugé trop indigne d'être communiqué à Taine lui-même. On sait la proverbiale et accueillante bonté de Taine pour les jeunes gens en qui il croyait trouver un peu de ce souci passionné de la vérité qui restera, je crois, le plus beau trait de son génie et de sa nature morale. Il lut mon manuscrit, y mit quelques notes, et écrivit, à ce sujet, une lettre curieuse à plus d'un titre, et que voici. Je n'en ai retranché qu'une phrase trop indulgente.

23, rue Cassette,

9 décembre 18 91 .

Cher Monsieur,

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt et de plaisir l'étude manuscrite que vous avez bien voulu m'envoyer. Le portrait est flatté : ce n'est pas à moi de m'en plaindre. Je serais

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