‹ Essai sur Thomas GrayChapitre 104 sur 446 · TI, I 258, n. 2. 7. ÀT, 1262. 8. TL 1,327 etm · texte numérisé non relu

TI, I 258, n. 2. 7. ÀT, 1262. 8. TL 1,327 etm

Il-iv LES JEUNES HOMMES III

Gray s'en émut®*. Thomas obtint un felowship à Pembroke, où il résida par intervalles, vivant dans l'intimité de Gray et de Brown. En 1765, pendant les vacances d'été, Gray fut accueilli à Hetton, résidence des Lyon, proche de Durham et de Old Park ?%. De 1à, Lord Strathmore l’emmena, avec des amis, en son château de Glamis. Très affairé, enthousiasmé par les beaux paysages, par la réception flatteuse dont il avait été l’objet à l'Université d'Edimbourg, Gray se sentit important 11, Beattie l'appelle à Aberdeen. On échange des lettres : un tel voyage est impossible; on invite Beattie à Glamis 2, Trônant dans un salon admiratif, Gray donne au Jeune poète les sages conseils d’un ancien 1%, En 1770, on trouve encore Gray chez les Lyon, à Londres, où on le présente à Lady Maria, la jeune femme de Thomas 4

On voudrait mieux connaître « l’aimable et fidèle » Stonhewer, « homme modeste et parfaitement intègre », qui vint étudier à Trinity College, en 1747 1. Wharton avait recommandé à Gray le débutant, fils d’un compatriote et d’un confrère. Gray le conseillait et, lorsqu'aux vacances Stonhewer allait au pays, interrogeait Wharton sur les progrès de son « jeune ami » 16, En 1753, ils firent ensemble le voyage, Stonhewer lui ayant offert une place dans sa chaise 17, Ils visitèrent Vork en chemin. Wharton et sa femme vinrent à leur rencontre, à deux jours d'étapes du but. On repartit gaîment ; c'était « fort agréable » 18,

En 1751, grâce à l'appui de Gray peut-être, Stonhewer avait été élu jellow de Peterhouse. Ils vivaient maintenant côte à côte. Stonhewer se montrait affable, amoureux de la poésie, avide de s'instruire. Gray fut confiant, lui communiqua ses manuscrits de poèmes, lut avec lui les nouveautés de Voltaire. Stonhewer tenait Gray au courant des fouilles d'Herculanum !*. À en croire l’anecdote de l'échelle de corde, c’est Stonhewer qui aurait enveloppé Gray dans son manteau et l’aurait transporté dans sa chambre. On les savait en bons termes ?°.

En 1757, Stonhewer partit, « devint un étranger » 2. Nommé intendant de la Régie, il habite Londres, dans Curzon Street ?2. Gray le vit au passage l’an d’après ?%, Il le rencontra surtout pendant son long séjour 24 Les fonctions de Stonhewer l’appellent souvent au dehors. Quand il est là, Gray se distrait en l’allant

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