Cowper, Task, VI
94. Voir R. Holt White, Life and Letters of Gilbert White, Londres, 1901, I, 63 et sq.
158 LES SENTIMENTS II-vi
puisque « les autres n’ont, à l'aspect de tous ces trésors de la nature, qu’une admiration stupide et monotone » *.
Les études scientifiques de Gray remontent aux années d'Eton. Son oncle Robert, qui le destinait à la médecine, « l’instruisit en particulier sur les vertus des simples » *%,. Robert Antrobus était fellow de Peterhouse. Quand Gray entra à son tour dans ce collège, il y trouva la source de ses enseignements et une tradition bien établie représentée par Samuel Jebb ®7. De ce savant Gray possédait et annotait de sa main une édition de John Caïus, où un essai sur la prononciation du grec et du latin voisinait avec un De Canibus Britannicis et une De Rariorum Animalium et Shirpium Historia %. Il connaissait aussi l’Herbier de Gerard, l'Histoire générale des Plantes de Ray, le Calendrier du Jardinier de Miller et les premiers volumes d'Albert Séba *’. Dans une certaine mesure ses recherches vont de pair avec la philologie classique et l'étude des géographes voyageurs. Il lisait François Hernandez et Guillaume Pison; annotait Agatharchide en s’aidant des observations de Jean-Baptiste Labat 1%. Kn France et en Italie, d’ailleurs, on le voit s'occuper déjà des plantations et des conditions de la culture. I1 reconnaît, de sa chaise de poste, le chanvre et le sarrasin, le maïs et la vigne 101; il explique que, sur la côte de la mer Tyrrhénienne « exposée à la chaleur intense du soleil », les fruits mürissent plus vite, « l’orge est prête à être coupée », «le blé change de couleur » plus tôt que nulle part ailleurs en Europe 12. Peu de temps après son retour, il demandait à Chute de lui expédier de Florence des racines d’une « certaine jacinthe blanche teintée de rose », et s’excusait ensuite de son étourderie : on ne transplante pas les jacinthes en ce mois de mai, où elles fleurissent CRCOTE ra
Longtemps mal définies et mal isolées, ces préoccupations s’organisèrent à partir de 1750. Il étudie Buffon à mesure que paraïissent ses volumes 1%, et trouve en Wharton, temporairement installé à Durham, un partenaire enthousiaste. En 1753, il rendit visite à ce dernier. Revenu à Stoke, il lui adressa un mémoire de ses « observations sur l’aspect du pays et de la saison » au cours de son voyage 195.