Commonpl. Bk. XI, 513; III, 1. TI, II 24; III
. TOO. Commonpl. BR. I, 4, 5; II, 621. Ces divers auteurs sont bien connus comme naturalistes voyageurs.
101. GW I 240, 243. 102. TF 251. LOS MEL TAETO ANTSR 104. TI, I 206-7, 222. LOS TE 2242-14 CACHE
H-vi LA NATURE 159
L'automne vient. Les oies « chantent de tout leur gosier ». Les noix sont bonnes et valent un penny les vingt. Partout de la verdure comme à la Saint-Jean. À Doncaster, les noisetiers et l’aubépine jaunissent dans les haies; mais les sycomores, les tilleuls, les frênes, les chênes, sont plus verts qu’à Durham. Les champs sont en labour ou couverts de navets. Aucune trace des ormeaux décrits par Evelyn, dans sa Sylva « publiée sous la reine Anne » 1%; mais seulement de tout petits, nouvellement plantés, à Scrooby, dans le Nottinghamshire. Plus loin, la sécheresse; de l'herbe jaune, comme en Italie. À Stoke, devant sa fenêtre, deux sycomores ont mis de jeunes feuilles sans avoir perdu les premières. Le seigle est vert, car le terrain est argileux, avec une couche de gravier au-dessous et de la meulière encore au-dessous. L'avoine est rentrée depuis le 20 août ; l’orge, depuis le 7 septembre. On a commencé à semer le blé le 6 octobre. Pluie le 9; averses, vent fort du sud et du sud-ouest. Aujourd'hui, vent du Nord, gai soleil, mais déjà un froid d'hiver. — Il appelait cela sa «géorgique en prose ».
Pour son compte personnel, il a ses carnets. Celui de 1754 porte trois colonnes 107, Dans la première, la direction des vents jour par jour. Dans la seconde, la température et l’état de l'atmosphère : matin clair, nuages qui volent; après-midi, grêle et neige qui ne restent pas; matin froid et clair, à midi temps couvert, neige vers le soir. La troisième colonne nous apprend que le 26 mars il a « mis deux racines de jonquille et deux jacinthes blanches dans des verres. Les tiges florifères de celles-ci avaient trois pouces de long. Egalement, des boutures d’amandier, de pommier et de cerisier. Et mis six graines de lupin jaune dans de la mousse humide ». Le 31 du même mois, « mis deux haricots de Windsor dans de la mousse ». C’est ridicule et admirable.
Dans le carnet de 1755, la troisième colonne est plus fournie 1°. JI1 note les phases de la lune; le jour où chaque plante bourgeonne, met des feuilles, porte des fleurs, des fruits; où les oiseaux paraissent, font leur nid, chantent, couvent; où il remarque tel papillon ou telle abeille. Les carnets des années suivantes ont disparu. Celui de 1760 ne contient que de brèves indications : à cette date, Gray avait franchi la période élémentaire, et l’on a pu dire qu'il consacra presque exclusivement à l’étude de l’histoire naturelle les dix dernières années de sa vie 109.
I1 est difficile d'imaginer tout ce qu’il a lu, annoté, comparé d'ouvrages, dressé de listes et de classifications. On trouve dans sa bibliothèque les Insectes d'Eléazar Albin, avec remarques de sa plume; l'Histoire naturelle de la Guinée d'Edward Bancroît;
106. L'ouvrage de John Evelyn intitulé Sylva, or a Discourse on Forest Trees fut écrit en 1664, m-is ne fut pu'lié qu’en 1704.