‹ Essai sur Thomas GrayChapitre 154 sur 446 · M. Reynolds, pp · texte numérisé non relu

M. Reynolds, pp

166. À Tourthroughthe whole Island of Great Britain, publié en 1724-6, puis remanié par Richardson. Cf. P. Dottin, Daniel Defoe et ses romans, Paris, 1924, pp. 258-60.

167. William Wordsworth, Guide to the Lakes (éd. « Oxford Miscellany », par E. de Selincourt, Londres, 1926, p. 69).

168. On connaît les principaux récits de voyages des grands écrivains de l’époque : Fielding, Voyage to Lisbon (posth.); Smollett, Travels through France and Italy (1766); Sterne, Sentimental Journey (1768); Johnson, Journey to the Western Islands of Scotland (x775). Sur le point de vue moyen du voyageur cultivé de l’époque, lire la préface du Voyage to Lisbon (Fielding, Works, éd. Saintsbury, Londres, 1902, XI, pp. 147-55).

166 LES SENTIMENTS II-vi

quête de forêts, de montagnes et de lacs : Wilson dans le Pays de Galles: Sandby en Ecosse; et, dans le Cumberland, William Taverner, George Smith, William Bellers, François Vivarès 169, Ces derniers seuls, professionnels de l’art, s’inquiétaient de beauté. Ils révélaient des sites inconnus, montraient de nouveaux chemins.

A la mort de sa mère, en 1753, Gray échappa à l'obligation de passer ses vacances dans le Buckinghamshire et commença ses « expéditions d'été » 17%, Quand Mrs. Rogers mourut, en 1758, il rompit toute attache avec Stoke et devint plus libre encore. À la belle saison, chaque fois que sa santé et sa bourse le lui permirent, il se mit en route allègrement.

Wharton dans le comté de Durham, Chute dans le Hampshire, Robinson dans le Kent, l’attirèrent tour à tour. Deux fois, en 1755 et en 1764, il explora la côte du Spithead et la baie de Southampton 271, Deux fois, en 1766 et en 1768, il parcourut la région de Canterbury, les falaises et les plages échelonnées entre Margate et Folkestone 172, Dans le Nord, il passa cinq étés : à Durham, en 1753; à Old Païk, tout voisin, en 1762, 1765, 1767 et 1769 1%. Cette dernière région offre un double attrait : d’un côté, la mer et la plage de Hartlepool; à l’ouest, la Wear, qui descend de 1a chaîne Pennine entre de pittoresques coteaux. Durham fut surtout le point de départ de deux excursions inoubliables : l’une en Ecosse, où il fut emmené en 1765 par Lord Strathmore, propriétaire du château de Glamis 174; l’autre, en 1769, dans le Pays des Lacs 15, déjà visité par les artistes et que Dalton et John Brown venaient d’exalter en prose et en vers 17%. En 1770, Gray entreprit enfin, avec Nicholls, une « expédition » dans la région de la Severn et la vallée de la Wye 177. De sorte qu’il connut les beautés diverses de son pays sous leurs aspects les plus typiques.

Ses lettres ou ses notes de route nous livrent ses impressions. Qu'il veuille faire partager son plaisir à un ami ou l'enregistrer pour lui-même, sa rédaction s'inspire d’un programme :

« Quodcunque videris, scribe et describe; memoria ne fide.

Scribendo nil admirari; et cum pictor non sis, verbis omnia depinge » 178,

Il disait encore : « Quand nous nous fions aux images formées immédiatement par les objets dans notre esprit, nous nous trompons nous-mêmes. Faute d’une observation précise et détaillée, celles-ci ne sont, sur le moment, que mal dessinées. Par la suite,

169. M. Reynolds, pp. 291-312. 170. TI} IIT 202. 171. CH 77; 00. 172. CH 93,96. 173. CH 75, 88, 97, 95, 98.

174. CH 91-3. Voir le récit détaillé du voyage dans TL III 82-03, et, pour Lord Strathmore, Cf. sup. iv, PP. IIo-I.

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