‹ Essai sur Thomas GrayChapitre 220 sur 446 · DNB xxv · texte numérisé non relu

DNB xxv

215. Dictionarium Angliæe Topographicum et Historicum. Lambarde vécut sous Elizabeth (cf. DNB xxxi, 438), mais son ouvrage, inachevé d’ailleurs, ne fut publié qu’en 1730. L'exemplaire de Gray figure au catalogue sup. III i n. 22, n° 78.

216. Voir G. Dottin, Les Littératures celtiques, Paris, 1924, p. 37.

217. Robert Vaughan, British Antiquities Revived, 1662 (DNB lviii, 174). Pour Th. Ellis, cf. DNB xvii, 291.

230 L'ACTIVITÉ INTELLECTUELLE III-i

firme de répandre au dehors le génie celtique #%. Le néo-bardisme se développa. Ses excès et ses confusions faussèrent les idées du public profane. L'enthousiasme archéologique qui accompagna la découverte des mégalithes aboutit d’autre part aux aberrations d’un William Stukeley 2. Tout ce mouvement rapproche pourtant le Celte de l'Anglais. Hearne s'intéresse aux travaux de Lhuyd 22%, Dans les années d’obscurité et de misère où il vieillit, Toland se consacra à des études druidiques que Mason connut et admira 21, William Wotton se retrouve ici, avec un volumineux recueil de Lois galloises, mine de renseignements de tout ordre ???. Pendant quarante ans, Lewis Morris accumula les matériaux d’une histoire générale des origines galloises ?*#. Il fonda à Londres, avec son frère Richard, la société des Cymmrodorion, où devait briller le poète Goronwy Owen, arraché à sa mansarde ?*4. Lorsque, en 1747, Carte commença la publication de la première histoire d'Angleterre quelque peu digne du nom, il demanda au savoir de Morris des précisions sur les Celtes et la civilisation du pays des bardes **%5, Cependant, l’antiquaire Moses Williams avait publié un Zndex Poematum Wallhicorum ?*; la Bibliothèque de Tanner s'appelait « britannico-hibernique » 227; et, en 1753, Thomas Richards achevait un dictionnaire gallois-anglais portant le titre de Antique Linguæ Britannice Thesaurus ?*8.

Ainsi, et tandis que la France voyait éclore les travaux des Pelloutier et des Bullet, se préparait la grande œuvre de vulgarisation qu'allaient accomplir Mallet, Evan Evans et Percy. Lorsque, dans le seul but de documenter son Introduction, Gray s’engagea sur le même terrain, il devançait de quelques années ces derniers autétts 7?

Il divisa sa matière en trois sections, et voulut la condenser en trois articles correspondants : Gothi, Cambri, Saxones. De l’article Gothi, le Commonplace Book ne renferme qu’un court frag-

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