Cf. Farley, 0. c. Sup. n. 192, PP
311. Les « cinq pièces » de Percy, publiées en 1763, sont : Incantation d'Hervor (d’après
Hickes), Mort de Lodbrog, Rançon d'Egill, Chant funèbre d'Hakon, Complain‘e d'Harold. Sur l'importance de Mallet aux yeux de Percy, cf. Snyder, 0. c. sup. I i n. 36, pp. 30-1.
312. Ed. Everyman’s Lib., pp. 6-7. Apprenons du moins par cette liste que ni Gray, ni Percy n'étaient les seuls à s'intéresser à ces questions à l’époque.
313. L'affaire est expliquée tout au long dans P. Yvon, Walpole, o. c. sup. I iii n. 17, pp. 676-85 (p. 676, 2° $, lire 1768 au lieu de 1778).
314. Correspondance Hurd-Mason, o. c. sup. II iii n. 117, P. 37.
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242 L'ACTIVITÉ INTELLECTUELLE III-ii
borné à traduire en vers la Complainte d'Harald, avoua sa contribution « trop peu considérable pour qu’on en parle » #15, Gray ne fit guère mieux. Les « incantations » citées par Walpole, ce sont les Sœurs Fatales et la Descente d'Odin #1. I1 traduisit encore quelques vers gallois, et, s’apercevant « qu'un pareil travail, mené sur un plan aussi vaste, ne finirait pour ainsi dire jamais », s'attêta 14°,
En 1768, il invoqua l’excuse de savoir que l’entreprise se trouvait «entre les mains d’une personne bien qualifiée pour lui faire honneur, tant par son goût que par ses recherches dans le passé » 19. Au lendemain de la publication des Observations sur la Reine des Fées, Hurd, qui n'espérait plus en Gray, invita Thomas Warton à reprendre « l’ensemble de son sujet », et à écrire « une histoire de la poésie anglaise en bonne et due forme »*%, Plus tard, ïl offrit à celui-ci de demander à Gray communication de son plan. En juillet 1769, Warton rappela cette offre, et Hurd chargea Mason de la commission. Restant sans réponse, Hurd écrivit directement à Gray, lui assurant que ses papiers iraient à Oxfcrd en toute garantie #21, Gray n’envoie pas ses papiers. Apprenant, quatre mois plus tard, que le premier volume de Warton était sous presse, il vint lui dire, avec des excuses et des compliments, « l’espèce de défiance qui ne m'a pas laissé vous adresser quelque chose d'aussi bref, insignifiant et imparfait que les quelques documents que j'avais commencé à recueillir, et les quelques observations qu'ils m'avaient suggérées » %?2. En guise de compensation, il joignit à sa lettre un plan de son projet, rapide et visiblement composé pour la circonstance **. Warton négligea ce plan, contraire à sa conception; se passa des papiers de Gray, et, publiant bientôt son énorme livre, donna aux Anglais leur première histoire littéraire 224,
Depuis longtemps l’avait repris l’érudition captivante et facile.
Au début de l’année 1758, il écrivait : « Le but de mes études actuelles est de savoir, où que je me trouve, ce qui vaut la peine d’être vu, édifice, ruine, parc, jardin, paysage, tableau ou monument,; quel en est, ou quel en a été le propriétaire; quels ont été les caractéristiques et les goûts des différents siècles. Vous direz que c'est là l’objet de tous les antiquaires; mais quel antiquaire, je vous prie, a-t-il jamais regardé ces objets sous le même jour