‹ Essai sur Thomas GrayChapitre 248 sur 446 · TL II · texte numérisé non relu

TL II

4 Articles du Commonpl. Bk. sur les églises anglaises (801-032), pass. (cf. DNB lv, 276).

375. Catalogue 1851 (0. c. sup. III i 22), n° 28, 36, 78, 9x, 42.

376. Pp. 843-9 (cf. CH 145-6 et, comme exemple, description des tombeaux d’Edouard III et de sa femme, 160-1).

II]-ii LA RÉSURRECTION DU PASSÉ 249

pareilles sur les plus célèbres abbayes #77. I1 transcrit et annote, château par château, la Cygnea Cantio de Leland *#. Sous le titre d’Ayrchitectura Gothica s'intercale parmi ces préparatifs un essai sur le style anglo-normand **. Est-ce 1à le premier chapitre de l’histoire de l'architecture religieuse anglaise demandée par Mason? 560 |

En tout ceci, l’histoire et la technique, inlassablement consultées, rapprochées, croisent leurs infinis détails; les annales d’un palais; la carrière des abbés que vit cette cathédrale sous ce roi, de l'architecte qui bâtit ce chœur ou cette nef; le sort du vieux château de Richmond, détruit à la inort d'Anne de Bohême, reconstruit par Henri VII, racheté par Jacques II à Sir Edward Villiers; la raison pourquoi le tombeau de l’empereur Henri IV ne peut se trouver à Sainte-Werburga de Chester, puisque ce monarque fut enseveli à Spire 581, Nefs, transepts, bas-côtés, clochers sont mesurés. La proportion est calculée entre l’ouverture d’un arc et sa hauteur *. Gray parle à bon escient de baldaquins et de croisillons, de billettes et de têtes de clous 383%. Il proposera comme modèle de sculpture romane la statue de Herbert de Losinga sur le tympan nord de la cathédrale de Norwich, et comme échantillons de colonnes losangées celles de la crypte de Canterbury %%4. Il nommera et décrira la coiffure que porte sur son tombeau, dans l’église de Cauvigny en Beauvoisis, Jeanne de Lanvin, Dame de Richemont 385.

D'une chronologie si exacte et d’une nomenclature si précise se dégagent de menus rapports; puis, peu à peu, la vraie relation entre le fait historique et le fait architectural. S'il s’imposait l'étude du blason, c’est qu’il y trouvait le lien, par l’ornementation rituelle, entre l’histoire et l'édifice. Un écu parti aux armes de France et d'Angleterre, n'est-ce pas une signature postérieure à 1338? #86, Nuls détails d’ailleurs, « pour si infimes qu’ils paraissent, que l’on doive mépriser; car ils se rapportent directement au sujet, et contribuent à fixer l’âge d’un monument à première vue »%87, Aïnsi se bâtit l'opinion qui, « fondée sur le style et le goût » d’une chapelle, affirme que celle-ci ne fut pas construite sous Roger de Pontl’Evêque; que la nef hardie et simple d’Vork remonte à l’avènement d'Edouard III; que le chœur de la même église date des dernières années de ce roi, et que la lanterne d'Ely en est contemporaine %88, Au temps où tout édifice « gothique »

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