CT IT 71, 42; WMTI 64 131 CLP TiOS VAE
132. Cf. inf. p. 362. 133 CH SU PEN. ICT 134. Cf. sup. II iv, p. 113.
338 LE POÈTE IV-ii
Le jeu de son orgueil, de sa défiance, de son esprit critique lui interdit tout rapport avec le monde littéraire du jour. Tout comme il fuit la foule, il s’isole des clans, s’écarte des débats, dédaigne les écoles. Un mépris réciproque et célèbre le séparait de Johnson et de son cercle 1%5, Divergence d'opinions politiques? Tous les écrivains de l’époque, a-t-on remarqué, eurent quelque rapport avec Johnson, sauf deux : Hume et Gray . Ils auraient pu échanger leur mot à la Téte de Tullius. Mais comment Gray aurait-il avancé d’un pas vers le dictateur? Il reconnut sa bonne âme de bohème, vulgaire générosité. Il décréta son style pompeux et incorrect. I1 refusa d’être introduit auprès de lui:%7. Son geste, en le montrant à de Bonstetten dans une rue de Londres, dit tout : « Voilà la Grande Ourse qui passe ! » 128 Johnson passa sans le connaître. |
Ii a son cercle à lui, qu'il ne veut pas élargir. Jamais il ne parla sans quelque pointe des «critiques de Prior Park » 1%. I1 n’aimaïit pas Warburton 14, Hurd vécut plus près de lui, tant qu'il résida à Cambridge; et, après son départ, ils échangèrent des visites 141, Gray lui prêta même, rare témoignage de confiance, son Milton interfolié 142, Mais ils se parlaient cérémonieusement. Ce novateur en matière de critique semblait vieux jeu dans ses allures 14. Is explorèrent séparément des domaines voisins.
En 1765 survint Beattie, qui se présenta avec vénération : il lui fut prodigué la sollicitude qui rend important 11. Les biographes de l’Ecossais soulignent la permanence de leur amitié 145. Depuis la rencontre de Glamis, il n'apparaît pas qu'ils se soient revus. Ils échangèrent des lettres dictées, à intervalles irréguliers, par des nécessités précises 146, Deux ans presque après leur conversation, Beattie envoya à Pembroke un étudiant d’Aberdeen à qui il confiait, en guise de recommandation et d'hommage, une copie de son Eymite. Gray conseilla le jeune homme, mais attendit l'été, pensant aller en Ecosse, pour remercier oralement du poème. Contraint de renoncer au voyage, il répondit enfin, approuvant des vers où il ne pouvait que reconnaître ses propres accents 147, Voilà un Mason plus jeune et non émancipé; un imitateur de plus