Tite Uve, XXXU
par la barrière de moiilagnes qui défend la Macédoine ; niais dès que les armées seront aux prises, la description d’une manœuvre expliquera le succès de la guerre ; et Tite Live aura marqué les raisons des événements sans sortir de la narration ou du plaidoyer. « La charge de la deuxième légion rompit la phalange; et il n’y eut point de cause plus manifeste de la victoire que ces combats nombreux et séparés qui troublèrent d’abord cette masse flottante, puis la brisèrent en morceaux. Car lorsqu’elle est serrée et toute hérissée de piques dressées, sa force est irrésistible. Mais si, en l’attaquant par pièces, vous la forcez à tourner ses lances qui sont trop longues et trop lourdes pour être maniables, elles s’entremêlent en amas confus, et, à la moindre alarme qui s'élève par derrière ou sur les flancs, tout se trouble, elle n’est plus qu’une ruine; ce qui arriva cette fois, parce que, obligés d’aller à la rencontre des Romains qui chargeaient par pelotons, ils ouvraient en beaucoup d’endroits leur front de bataille ; et ceux-ci, partout où s’olfrait un intervalle, insinuaient leurs rangs L »
Il y a des cas où l’exposition, pour être vraie, doit être éloquente, et où l’on ne doit raisonner que par des peintures vives. C’est ainsi qu’il fal-