TiteLive, XLIV
lait exposer la faiblesse d’Antiochu s si malhabile, si imprévoyant, si confiant dans l’aitirail de ses s * . troupes et dans les forfanteries de ses courtisans.
« Toutes ces troupes de différentes armes, disait T. Quintius aux Achéens, tant de nations aux.
v noms inconnus, Dahes, Mèdes, Cadusiens, Ely-
, mæens, ne sont que des Syriens, race d’esclaves *
plutôt que de soldats. Et plût aux dieux, Achéens,
\ que je pusse mettre sous vos yeux les allées et '
les venues de ce grand roi, tantôt de Démétriade P • ’ à Lamia , tantôt de l’assemblée des ÉtolienS à
Chalcis ? Vous verriez à peine dans son camp l’apparence de deux petites légions mal complètes. Vous verriez le roi, tantôt mendiant presque du ' blé aux Étoliens pour le mesurer à ses soldats, / tantôt empruntant pour les solder de l’argent à * 1 usure, tantôt debout aux portes de Chalcis, bien-
». ' tôt chassé de là et retournant en Étolie sans avoir
rien fait que voir Chalcis et l’Euripe 1 . » Et ailleurs, Acilius ûlabrion ajoute : « Ce roi qui a \ passé d’Asie en Europe pour porter la guerre con-
j: '' . tre le peuple romain n’a rien fait, en tout un hi-
ver, de plus mémorable que de prendre, par amour, une épouse dans la maison d’un simple . particulier, qui est obscur même chez les siens; maintenant nouveau mari, comme engraissé par