‹ Essai sur Tite Live (volume 4)Chapitre 88 sur 103 · I. « Vestigia viri alieni in iecto tuo sunt, » etc · texte numérisé non relu

I. « Vestigia viri alieni in iecto tuo sunt, » etc

Par cette imagination dramatique* Tite Live transforme ses originaux^ entre autres Polybë ; ôtons Polybe de’Tite'Live; ce qui reste est le ta-

qu’aux Alpes, marcha presque toujours en plaine sans être inquiété par les Gaulois de ce pays. Là, quoique les soldats fussent déjà prévenus par la renommée qui a coutume d’exagérer les choses incertaines, cependant la hauteur des montagnes vues de près, ces neiges confondues avec le ciel, ces toits informes posés sur les roches, èes troupeaux et ces bétes de, somme brûlés par le froid,

ces hommes aux longs cheveux, à l’aspect sauvage, tous ces êtres animés et inanimés, roidis, par l’air glacé, et le reste plus hideux à voir qu’à dire, renouvelèrent leur terreur. »

Ici, comme ailleurs, Tite Live ne décrit les circonstances physiques que pour expliquer les émotions morales, et c’est en vue de l’Ame qu’il ‘ observe le corps. Polybe ne peint ni l’un ni l’autre. Le passage des Alpes n’est pour lui qu’une ascension, avaêoXvj, qu’il s’agit non de faire voir, mais de faire comprendre. G’est pourquoi il a la maladresse de nous prévenir qu’Annibal court v de grands dangers, et que les montagnards sont

a Annibal, dit Tite Live 1 , de la Durance jus-

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