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Lu CRITIQUE. RE
1 BrAUVE ses preuves.
science > contient des faits particuliers qu’ fella IE NOUE ë, et des faits génér aux qu’elle enchaîne; FA ! : Spure € et éssenble, pe la cr ie 1 |
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au modèle idéal. En sachant ce qu il devait êtres 4 on estimera ce qu’il est. # M La critique recueille tout le vrai, rien que le vrai. Cela est bientôt dit; mais quelles conséquences! Considérez l'historien qui traite Fhistoire comme elle le mérite, c’est-à-dire en science. ! à Il ne songe ni à louer ni à blâmer ; il ne veut ni : À exhorter ses auditeurs à la vertu, ni les instruire ; d in dans la politique. Ce n’est pas son affaire d’exciter F 7 la haine ou l'amour, d'améliorer les cœurs oules esprits; que les faits soient beaux ou laids, peu " lui importe; il n’a pas charge d’ âmes ; il a aie ‘ devoir el pour désir que de supprimer la dis- ne lance des temps, de mettre le lecteur face à face ; avec les objets, de le rendre concitoyen des per- ci sonnages qu'il décrit, et contemporain des événe- ” ments qu’il raconte. Que les moralistes viennent ‘ maintenant, et dissertent sur le tableau exposé ; sa tâche estfinie; il leur laisse la place et s’en va. Parce qu’il n'aime que le vrai absolu, ils’irrite contre les demi-vérités qui sont des demi-faussétés, contre les auteurs qui n’altèrent ni une date d ni une généalogie, mais dénaturent les sentiments et les mœurs, qui gardent le dessin des événements et en changent la couleur, qui co- À
pient les faits et défigurent l’âme : il veut sentir :
en barbare, parmi les barbares, et parmi les anciens, en ancien. Le voilà donc qui sort de son
a ele. croyances ie caractère oublié des autres Lu L des au-
à ui énumérant Ve faits qui | semblent seuls ser les hommes, les changements de CHE
\gg it CHAPITRE I.
apercevant toujours des vides dans l'image int: ‘ rieure qu'il contemple, infatigable jusqu’ à qu'il les ait comblés. | rs .
Comment les combler, sinon par es faits prou- eo ii PÉS? Aussi est-ce un échafaudage infini qu'il faut à
à l'édifice. L'amour de la vérité enfante l'amour de la preuve, et voilà le critique qui la poursuit, NES non avec le zèle paisible d’un juge impartial, , mais avec la sagacité et l’opiniâtreté d’ un chercheur passionné. Il court aux sources les plus e lointaines, parce qu elles sont les plus pures; : plus le texte est barbare, plus il est précieux; il | donnerait la plus belle pièce d’éloquence pour un vieux livre d’un style informe, grossier comme son auteur, dont les épines blesseraient les : mains d’un lettré délicat; c’est un trésor que Caton le campagnard, et son manuel, äpre fagotde formules rustiques. Il va dans les archives déterrer les lois, les discours, les traités, se fr ayant un chemin dans l’illisible grimoire d’une éeriture oubliée, à travers les phrases brutes et les mots inconnus; car alors ce sont les fails eux- À ë mêmes qu'il touche, entiers et intacts, sans té Fe moins entre eux et lui; c’est la propre voix de | l'antiquité qu’il écoute, sans interprète qui en change l’accent : c’est L passé qui, sans être an téré par d’autres mains, est venu d’abord dans ; les siennes. — Il éblaire® ces textes si frapnapla
: havib et, parce qu il les éprouve, il les comee Mais S il 1 averse 19us les OMAN pe
trait ax caractère, ou les débris d’une instituion. (CE su qu'e ‘en us tout qu on peut saisir
ne Jen DroaveE elles-mêmes seront vérifiées.
| . Le critique sait que les hommes ont la faculté de Fe mentir etqu'ils en usent, qu'on ment non-seule- . A ment en le sachant ét à dessein, mais par une partialité involontaire et sans claire constience | du mensonge; que d’ ailleurs un auteur, sans vouloir tromper, altère les faits, SOI parce qu il les à mal vus, Soit parce qu il ne les à pas Compris ; fe que rien n’est plus rare qu'un esprit assez droit Lu Dur fan Ge flexible Lo tout ense
se ici | CHAPITRE 1 I ne
la main; il de corrige à chaque instant Lars :.
A lois de la nature humaine et de l’histoire avérée; # : il mesure sa sagacité et sa bonne foi; il tien : compte de la forme sue les faits ont ne
fidèle et ane C’est ainsi qu'il avance sur ce routes glissantes, avec les précautions minutieu 1 ses, le tact exquis, la sensibilité scrupuleuse, la oo Sécolution ardente d’un homme qui ne laissera. fe rien ni à l'erreur ni à l'incertitude de tout ce que is l'instinct du vrai, la patience e et la ee pare : ront leur arr racher:, k ps | 00
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is but selon milles règles, avec ni. soin, ta ati usé de la URL Il répondra lui-même LE nou WU 1. navons qu'à à recueillir ses aveux. Le
se SL. Sa préface.
se je n° oserais le ne quand da vois ue À) est à Ji a ancien el rebattu, depuis que
| A uuuite ia l'art d'écrire. Quoi qu'il en soit, j'aurai toujours la joie d’avoir aidé selon mes. De à l’histoire du BÉIEE pêuple de Ja
a À es Lu de faibles commencements, elle d'est ac- |
cru e au point de plier maintenant sous sa propre Lu Je sais de js que la PES des os
__ prendre des dieux pour ses auteurs, c’est au peu-
36 LOT OOHAPITRR AUS ie et les temps voisins des origines, impatients d’arriver à ces derniers temps, où les forces d’un peuple depuis longtemps souverain se détrui= se sent elles-mêmes: Pour moi, je chercherai dans mon travail encore une récompense, celle deme détourner, tant qu’il durera, des maux que notre siècle à vus si longtemps, ou du moins de les ous à ’ blier, tant que mon esprit.s’attachera à ces âges + ; | antiques, libre des inquiétudes qui, sans écarter “Ea
un écrivain du vr ai, le tiennent pourtant préoc=
cupé. :
« Les faits qui se passèrent, avant que là ville.
fût fondée ou qu’on voulüût la fonder, sont PASS ornés de fables poétiques que transmis par des sources pures. Je ne veux ni les réfuter ni les affirmer. Laissons à l'antiquité le droit de mêler le divin à l'humain pour rendre plus augustes les commencements des villes. Que s’il est permis à un peuple de consacrer ses origines et de
ple romain ;et, quand il veut faire de Mars le père de son fondateur et le sien, sa gloire dans la guerre est assez grande pour que les nations de. 1e l’üunivers le souffrent, comme elles souffrent son. empire. Au reste, de quelque façon qu'on regarde et qu’on juge ces récits et d’autres sembläbles, je n’y mets pas grande différence. Ce qu'il me faut, c'est que chacun, pour sa part, ae
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tai tement à connaître le fur si les mŒurs, : quelle fut la vie à Rome, par quels hommes, par
quels moyens, dans la paix et dans la guerre, cel
ipire a été fondé et accru. Qu'on suive alors le
ï ouvement insensible par lequel, dans le relà-
chement de la discipline, les mœurs d’abord s’affaissèrent, pui tombèrent nu jour De ae
| être qu’elles seront nécessaires, doivent du) moins être écartées du commencement d’une si grand œuvre. J'aimerais mieux, si C'était la coutume de des historiens, commencer comme les poëtes par de bons présages, en offrant des vœux et. des “ prières aux dieux et aux déesses, pour qu ils x donnent un heureux succès aux débuts d’une si. vaste entreprise. » ns Cette noble préface montre dons quel dite.
et avec quels sentiments écrit Tite Live. Ces l’œuvre d’un moraliste qui présente aux hommes des exemples de conduite, et d’un citoyen qui. veut louer la vertu de sa patrie. On reconnaît le. lettré dans cet amour du beau langage, l’ honnête homme dans ces promesses d’impartialité et dans | ces aveux d’ignorance; et, dans les solennelles périodes et les fiers accents d’or gueil national, on entend la voix de l’orateur, qui ouvre le récit + des victoires romaines en drendt un arc de triomphe au peuple roi.
62. I. Il n'avance rien que sur des autoiés TI, Sur beaucoup d’autorités. — III Ses aveux, — Son équité. — IV, san bonne foi. — Ses doutes. — V. ‘La noblesse d'âme est un instinct critique. — Imbécillité de Denys. — VI. L'exeti- | 7 tude est un talent critique — Vérité croissante des dermersis livres. fe
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nn Fe éténieur de Hole, mais sans y attein- | dre, ERRE ue il É Lys l amour paique et absolu
Maté parce qu 7 a trop de goût pour Je ne qe et Fit Il est aussi exact
uit il u’avance un fait sans preuves. Pour des in minces détails, il a ice auteurs sous
. doute ü ne ds pas à chaque Denon) à ses.
k | son début n’est or le catalogue de
D anifeete d’elle- même sans qu'il y £ongé; a … chaque instant on s’apercoit qu'il ne fait que .. ce “a transcrire les témoignages conservés. Il est Gone 002 : sciencieux jusqu’au scrupule ; nos critiques, si 4. sévères, se croient le droit d’ajouter aux faits ; ” leurs causes: Tite Live ne choisit même me entre LAC A EE
% ; et F ; à ; Ft f ÿ : FC
|. Tite Live, IE, 26. Rs : | : FAT
1 Lorsque Le roue soul trouver Catolons “4 de sait si c’est d’elles-mêmes ou par le conseil des magistrats. Quand on doute entre deux noms, n'ose décider, dire Furius ou Vopiscus, pl l que Fusius ou Vir ginius. Enfin . tard , HUAES
es F5 on compare les ns pages, on se convainc : qu il du û LAPLle aucun fai, qu’au contraire il en retran-
fes un peu de vie dans lés He tataen de ses froids devanciers. Je trouve encore ‘dans us de son Ne une gr rande RTE de : son