KT FRE
‘se :, CHAPITRE Ie w Lo d’un peuple barbare. Horace tue sa sœur ; Met-
tius est tiré par des chevaux et mis en pièces. On entend les for mules minutieuses que pronongait
rudes et âpres, comme un vieux mur hr
créa par cette loi des duumvirs, qui, avec celte
dans les traités la cité superstiticuse et légiste. | Du milieu des phrases polies s'élèvent des textes
dans une ville moderne. Tel est « ce chant horri- | k ble » de laloi :«Queles duumvirs jugent le crime de « perduellion; s’il en appelle, qu’on débatte sur : | « l'appel; s’ils gagnent, qu on lui voile la tête : | « qu'on le suspende par une corde à bre « malheureux ; qu’on le batte de verges soit a Me « le pomærium, soit hors du pomcærium. » ou .
loi, n'auraient pas cru pouvoir absoudre même i un innocent. Lorsqu'ils l’eurent condamné, Fun d'eux : « P. Horatius, je te déclare coupable de « perduellion : va, licteur, attache-lui les mains. » : a Alors Horace, de l'avis de Tullus, interprète clé * ment de la loi : « J'en appelle, » dit-il. Ainsi lon Se débattit devant le peuple sur l'appel! » Le di cours perd vite cette brièveté saisissant ; mais après les antithèses admirables et le plaidoyer | trop parfait du vieil Horace, . on retrouve les mœurs primilives. Il semble qu’on voit ici se fragment d’un bas-relief antique : « Le père,
.' 4." Tite Live, L 26,
He FE
VE
at-il compris partout l'antiquité et la barbarie ? Nous verrons tout à l’heure en quels points il les : ltère; mais du moins avouons qu'il garde en oxateur l'accent cel des Heson primiti-
5 rs des fermes courages, est un sens critique. ni faut de la hauteur d’ âme pour comprendre les . actions d’un peuple héroïque, et le discours doit ètre oratoire pour être digne de tels citoyens et . de tels soldats. Tite Live a le cœur de l’antique . 5 Rome, et l’on n’en pourrait dire autant de tous ceux qui ont refait son ouvrage. Qu'on lise ce . passage de la guerre de Véies, et l'on verra qu'il est non de ou d’une cerlaine manière be <k
: ie ge s | : NT ï # EUX ÿ, LE # 4 a < É 7:
" de À te : des r 4 | | 8: 14, 7 1 "CHABITRE In pu « velle, portée à Rome, jeta partout la tristesse, et dans le sénat l'inquiétude et la peur. Il craignaït . EAN qu’on ne pût désormais soutenir la sédition dans Re la ville ni dans le camp, et que les tribuns du
peuple ne foulassent la république en vain- ; = queurs ; lorsque tout à coup, ceux qui payaient é le cens équestre sans que l'État leur eût assigné | À de chevaux, après avoir tenu conseil entre eux, : se présentent devant le sénat, et, ayant reçu la permission de parler, promettent de faire leur
ji service avec des chevaux qu'ils fourniront eux-
mêmes. Le sénat leur ayantrendu grâces dansles termes les plus magnifiques, et ce bruit s'étant ne à répandu dans le Forum et dans la ville, le peuple tout à coup accourt autour de la curie : ils sont
de l’ordre pédestre, et viennent à leur tour pro- Ve
mettre à la république service extraordinaire, soità Véies, soitoù l’on voudra les mener.Sionles . mène à Véies, ils s'engagent à ne pas revenir avant : cn oe d’avoir pris la ville des ennemis. Alorsonputä
peine contenir la joie qui débordait. On ne vou
lut pas les louer, comme les cavaliers, par la ie
voix des magistrats, ni les mander dans la curie pour leur faire réponse; les sénateurs ne peu-
vent rester dans l’enceinte de la curie; mais d'en
haut, tournés vers la multitude qui est debout at,
. sur la place aux comices, de la voix, de la main, - F. 1
chacun pour sa part, ils lui témoignentla joie ee
RES ja #
CEE Pas
ils louent les cavaliers; ils louent le es ils
exaltent par des louanges la journée elle-même à
ils avouent 1e le sénat est vaincu en bonté et en générosité". 5
VILA mesure que Tite Live avance, son récit den plus vrai. Dans l’histoire des rois, les hommes sont peints avec vérité, mais en géné- - ral. Dans les trois premiers siècles de la répu-
pa
* blique les sentiments sont déjà romains, et l’on
Hi entend l'accent des passions politiques. À partir
+ *: «des guerres puniques, se marquent de plus en es ; plus les traits particuliers qui conviennent uni- + quement au temps et au pays, et le tableau de- - vientpresqueun portrait. C’estque lesdocuments sont contemporains et que Tite Live les transcrit fidèlement. Sous les rois, il avait pour sens critique sa grandiose éloquence ; dans le premier ‘ âge de la république, sa vertu et son âme de citoyen; ici, son exactitude et sa bonne foi. Tou- Jours quelque mérite remplace ou complète en " Jui les talents qui lui manquent ou qu’il n’a pas ue assez grands. Du fond vaporeux de la fable, à travers les pays demi-obscursde l’histoire altérée,