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on moire des cinq cents ans qui précédents. “on. : 1 avouez qu'on faisait alors peu d'usage de l'écri Le # ture; que, pour marquer les années, on fichait ; Ma un clou dans les temples; que cette pratique | elle-même fut longtemps interrompue. Singulière chronologie et bien digne de foi! En croi D ; rons-nous plutôt les Annales de vos grands ponet tifes ? Clodius cité par Plutarque, dit que tout. à fut brûlé par te Gaulois, et que ce. qui tient lieu | des documents perdus fut supposé. Denys, si cré- He dule, se plaint de l'obscurité des premiers temps
de Rome, Cicéron traite de fable l’histoire de ses . k fondateurs. Vous-même, vous regrettez dix fois la confusion des noms, des faits, des dates, con
Lee vous confessez que lu plupart des monuments : périrent dans l'incendie! Dans ce débris, qu "est-ce ie ii qu'on recueillit et restaura? Selon vos propres ue paroles, les lois, les traités de paix, quelques “ livres des Hantiles et des devins. Or, ces rituels servaient autant à l’histoire que nos missels et. nos bréviaires. Ils sont suspects, d’ ailleurs, ie puisque, après la restauration des Annales, on les tint secrets; ils furent altérés, puisque ue …. he tard on les jugea contraires aux ie de Numa, . qu’on venait de découvrir. Quant aux Annales, je si elles avaient subsisté, vous ne trouveriez pas | dans vos auteurs tant de difficultés et de con- ‘8 tradictions. Mettons qu’on en ait retrouvé quel- ne
nnales da dons, quel Monument : gar rail ’ancien récit? Les tes, les trophées, les édi- | fices bâtis en souvenir des grands événements? (Lies
Ils pér irent dans l'incendie, et ceux qui échap- .
pèrent ou qu’on rétablit oi incertains?, Ni qu on ne savait si la statue de Clélie n’élail pas | dis
celle de Valérie, fille de Publicola ; que Scipion nt si
1 Métellus prenait une statue de Scipion Émilien 1 ne pour celle de Scipion Sérapion ; que l'inscription 4
.. ‘qu'Auguste prit sur le bouclier de Cossus pour ne | vous la donner était contredite par tous les au- Porn
: teurs. Les inscr iptions? EL ny en avait pas d’an- Re à in | térieures à celle de Duilius. Des journaux ou de acta? Ceux que cite Dodwell sont supposés: LT: HER no. tout cas, il n’y en eut pas avant le sixième siè- a
cle. Les livres de lin? Ils étaient bien peu volu- | mn Le
| de
| mineux, puisqu ‘ils ne vous donnent des docu- ou) Le ments que pendant dix ans; bien incertains, Fe puisque Gincius et Tubéron, en s'appuyant sur : De eux, Se contredisent; bien peu accrédités, puisque :
Tubéron, qui les cite, doute de leur autorité. far Rien donc » pOur toute ressource, les mémoires a Fu
. Or, vous ao
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9h: SA ORAPITÉS EU 0 OS qu’elles sont mensongèr es el. altébéés. Quelle foi se peut-on leur accorder, quand on voit les généa- . logies ridicules qu’elles établissaient de votre ir temps : celle de Brutus, qu’on faisait descendre 4 du premier consul: celle de la famille Pomponia, qui se donnait pour auteur Numa Pombpilius; # celle des Hostilii, plébéiens qui voulaient remons 5 ter jusqu’au roi Hostilius ; celle d’Acilius Glabrion, qui, au sixième siècle, n'avait pas obtenu ? la censure parce qu'il était homme nouveau, < et-qui, un peu plus tard, descendait d’Anchise etre de Vénus? Ces mémoires, rédigés, corrigés à loi- . # sir et à volonté, pendant cinq siècles, par la va- : nité des familles, selon l'intérêt du moment, dans des tèmps de superstition et d’ignorance. , gardés secrets, restaurés ou peut-être inventés de toutes pièces après l’incendie, ont été l’unique source dont Fabius, votre premier historien, et ceux qui l'ont suivi, aient fait usage. Ajoutez, si vous voulez, quelques chants informes et des ie funèbres, toujours fausses par nature. Quelle … confiance pouvez-vous meltre en des historiens à qui n’ont que de pareils documents ? Comment é surtout les croire, quand on sait de quelle manière ils ont écrit? Selon Denys', qui les a tous comparés, Cincius, Caton, Pison et les plis