Tite Live, MIAYLTA NN NN EN
ou qui finit comme un coup de hache, est terrible parce qu’il est subit. Jugeons par là à quel excès étaient tendues les volontés romaines. ans LE du ne at il 2 avait comme un
; ils s y wouvañent tout portés. net les sauvages d’A-
sine offraient ir oral leurs ROAD es
ons que à où l’on verra l'armée Mes l'un des deux se dévouera. | No Por fierté de citoyen, Tite Live met en relief les belles ne de ce caractère ; ue 0
| serve, , non esprit, mais la lettre, qui eue en |
ln
que, parmi les javelots gaulois, descendu de late
| pendant la œuerre, et que les rites publics et les
prêtres pour les accomplir; ni l’un ni l’autrene
208 | CHAPITRE I os pêche le peuple d'émigrer à Ù Véies, parce que, : toute politique et locale, elle attache au sol le . gouvernement et le citoyen. « Nous avons une . ne ville fondée suivant les auspices et les augures. Nulendroit en elle quinesoitplein des dieux etde
leur culte. Nos sacrifices solennels ont non-seule- k
: mentdesjours, mais deslieuxfixés. Abandonnerez-
vous, Romains, tous ces dieux privés et publics? 4 Que votre action ressemble peu à celle de ce no ble jeune homme, C. Fabius, que les ennemis Vi= rent avec une admiration égale à la vôtre, lors .
citadelle, il accomplit sur le Quirinal le sacrifice solennel de lamaison Fabia! Voulez-vous queles rites de famille ne soient pas interrompus même
dieux romains soient abandonnés même dans la paix ? Quelqu'un dira peut-être qu’on les accom-
plira à Véies, ou que, de Véies, on enverra ici nos … …
peut se faire sans violer les usages sacrés. Et, pour
nepas énumérer par espèces toutes nos cérémonies a
et tous nos dieux, dans le banquet de Jupiter peut-on placer le pulvinar ailleurs qu’au Capi= tole? Que dirai-je des feux éternels de Vesta, et” à de cette statue, gage de domination, gardée dans son temple ? Que dirai-je de vos a É.
Gradivus, et toi, Quirinus, notre père? Voulez-
CE EN Na (LS GARAGMÈRES DANS TITE LIVE. 209
vous abandonner en un lieu profane ces choses FETES saintes contemporaines de la ville, quelques-unes A plus anciennes que la ville même? Et voyez quelle | ne différence entre nous ct nos ancêtres : :i1ls nous. no. ont transmis plusieurs sacrifices que nous devons ae faire sur le mont Aibain et à Lavinium. Lorsqu'il :
est contre la religion de transporter d’une ville d # ‘ennemie à Rome des cérémonies, les transpor- D ou
: Fe sans neue à Véies, dans une à « peuvent avoir qu'une seule ue œlle 0 d où rien ne les fit jamais sortir que la pu de Fe PAR
PNEUS l a
ie trouva a une tête ae 1. aruspiceh ee vu \ pondirent que dans ce lieu serait la tête du monde fs -et le siége de l'empire; iCi, lorsque sous là con-
duite des augures on ôtait les autels du Capitole, ss la Jeunesse et le dieu Terme, à la grande joie de nos DhIese ne souffri irent pas qu on les dos A
toyen. | | " Le portrait que peisnent ces | discours atil
pas. Il est bon de dire que Con labodeit a
la ter re. rs un mot Jesse en Et ne montre
e > pique, “ fût d'une Lie de bois, des na- , des es une outre, un sac, un flam- | el
21919 CHAPITRE me romain et à dix milles à la onde il ne leu pas au delà d’une pièce d'argent par jour, Des expressions nobles et des périodes éloquentes ne Se figurent pas aux yeux ces paysans qui pillent des $ paysans. Conduisez les patriciens à leur maison de campagne ; découvrez l’homme sous le héros, | È
le maître âpre et économe sous le gr and homme ; Dites-nous avec Caton que Manius et Marcus … Manlius ont trouvé ie moyen de gratter la lie des + tonneaux, que les sénateurs se transmettent des
recettes pour guérir les bœufs malades POULE blanchir-le sel, pour empêcher les insectes de Le ronger les vêtements. Nous comprendrons alors qu'ils labourent,non par philosophie et pour. . montrer leur grand cœur, mais par intérêt, « et. pour faire une bonne maison ; » vrais campa= gnards qui pour louer un honnête homme l’ap- ea pellent un bon laboureur, un bon colon; si ex- | cellents ménagers que Métellus, dans un éloge a funèbre, mettait parmi les dix vertus de son père + l'art de gagner beaucoup d’argent?. Apprenons ee de Caton comment ils savent compter et profi- hs > ter. Ce dialogue du fermier et du maître vaul re bien le récit d’une bataille : « Que le père de famille, dès qu’il est arrivé à sa ferme, sitôt qu'il : : a salué le lare familier, fasse le tour de sa terre
ds Caton, de l'Agriculture, 152. Le. Cicéron. Il est vrai qu il ajoute : « par de bons Es »
à Quand il a : connu comment la tre est dinee quels ouvrages sont achevés et inachevés, que le Le lendemain il appelle leter mier, lui demande ce qu on à fait d'ouvrage, ce. qui. reste à faire, si . + ouvrage a été achevé à temps, s’il peut achever : ce qui reste, ce qu’on a fait de blé, de vinetde À toutes les autres choses. Sitôt qu ‘il a connu tout cela, il doit faire le compte des ouvrages et des journées. S'il trouve qu’on n’a pas travaillé, le fermier répond qu'il a fait tous ses efforts, que | des esclaves se sont enfuis, qu'il y a eu des cor- . | vées. Lorsqu il aura donné toutes ces raisons et eaucoup d’autres, rappelle - le au compte des. uvrages et des journées de travail; si le temps
té pluvieux, vois combien il ya eu de ‘jours ‘de pluie, quels ouvrages ont pu être faits pendant la pluie : laver les tonneaux, les enduire de poix, nettoyer la ferme, transporter le blé, porter dehors le fumier, bide les vieilles cordes, en faire de nouvelles. Les Jours de fête
grain... Quand les ont été malades, on ‘é moe sur leur nourriture. Fe Qw il
214 Ÿ CHAPITRE II. or
veaux, les petites brebis, la laine, les peaux, let vieilles charrettes, les vieux fers, l’esclave vieux, l’esclave malade; s’il reste quelque chose d’autre, qu'il le vende : il faut que le père de famille soit 2 vendeur, non acheteur.» Terrible style, précis et sec comme un chiffre, manuel d’administrateurs et de maîtres! ! Cette clairvoyance d’ava- in rice, cet interrogatoire réglé d'avance qui ar +
rache au fermier le compte d’une mesure d'orge … et d’une heure d'ouvrage, cette exploitation de la maladie, de la vieillesse, des jours de pluie, des. . jours de fête, montre de quelles mains vigou= ï
reuses et avides Le Romain serrera et pressurera
la terre et les hommes. Cette âme, comme celle sue d'Appius Cæcus, est un arc toujours tendu. On s'explique enfin ce courage indomptable à Trasimène, à Cannes; il est nourri par l’orgueil et É se
par l’amour de la patrie, mais plus encore par
l'éducation et la vie rustique. « Les laboureurs, | dit Caton, font les soldats les plus actifs et les”
hommes les plus braves ?. » Ceux qui pond quinze ans ont fendu le sol pierreux du Sabinum, resteront debout un jour entier dans le poussière, au bord du Vulturne, percés par les
flèches numides, les épieux gaulois, les épées es- | pagnoles, frappant sur l'ennemi comme ils frap-
RE Comparer ce livre aux Economiques de Xénophon. = - Caton, de LADITE Préface, er
Je
AE: Nm LL de Po 4 MONTE Ce
paient sur la terre, avec une obstination fa- oo ; rouche, ne bent que lorsque le sang leur ae pe manque, et alors encore déchirant de leurs dents __ le visage des ennemis abattus, ou enfonçant leur têle dans le sable pour achever de mourir. Une fois que le père de famille a fait sa vente, ne compté la récolte, marqué par écrit quel champ = | on doit mettre en blé, quel autre en orge, il Le rentre à Rome. On le vi dans Tite Live au Fo- rum, discutant les lois, mais non chez lui oc 5 cupé à plaider et à taie sob ditüires. Nous ne 0e. connaissons que sa vie publique. Horace et les jurisconsultes nous découvrent sa vie privée. ne is we Lè Romain place ses écus prudents en bonnes os . créances, écoute les anciens, explique au jeune SE à . homme par quels moyens on peut accroître son NA bien, diminuer ses fantaisies dispendieuses !. » | a : De and matin, Tibérius Coruncanius ou Sextus no Ælius siégent dans le vestibule de leur maison : parmi les images de leurs ancêtres, et répondent sur le droit à leurs clients. Ils leur donnent. les “ formules d'action, et leur enseignent les gestes | Res pantomimes eo, les combats simulés Pie sans bee on n'est ou admis à revendiquer
9216 . 4 GHAPITRE .
vites lorsqu’ il plaide sur des vignes, au lieu d'a ar . bores que. veut la loi, il perdra son procès. a. È Athènes, les jeunes gens discutent sur lé souve ee rain bien et s’enchantent des poétiques discours de Platon. A Rome, ils disputent pour savoir si . le fruit d’une bête Toubc appartient au proprié= à taire ou au Jocataire! ; ils recueillent les sen- a tences qui tombent de la bouche des juriscon- à sultes, OU, comme Caton, après avoir labouré, ils. vont DLMTeR pour leur client dans les petites | : villes voisines. Le premier Romain qui écrivit, Fabius Pictor, composa seize livres : sur le droit pontifical.
On voit ce au manque à Tite Live par ce que.
les autres lui ajoutent. Il devrait choisir des dé- . tails plus particuliers et plus sensibles ; ses per ‘
sonnages ne sont ni assez vrais, ni assez visibles; ils restent dans un den ndtces à dom | EN Ne reformés et ressuscités. Certainement, on . ro a lu son histoire, on chérche à donner à ses igures plus de relief et d'expression ; on va voir les statues et les médailles antiques pour appro- ’ ve fondir ‘scn impression et animer sa connais + sance; on reste frappé à la vue de ces traits ide de ce front anguleux et bas, de cette phy> sionomie dure et réfléchie; et l’on revoit la foule es
a 1, Cicéron, des vrais Biens et des vrais Maux.
LES CARAGTÈRES D DANS TITE LIVE, qui, le jour du marché, affluant par les rues poudreuses et étroites, serre ses masses > ni compactes autour des Rostres, et, de ses rudes mains, parmi les clameurs et les injures, repousse les licteurs du consul.
. Tite Live marque seulement en quelques ta
a le caractère des peuples vaincus. On a vu pourtant qu’ il a bien représenté le facile esprit et la
v savante rhétorique des Athéniens, la fougue
ee ue et le naturel mou des Gaulois. dolce
. puté d Antochus, parleur dan. comme es tous ceux que nourr Qu les richesses des rois,
ie A couvrit de us la terre et lé mer. ji l'entendre, une multitude innombrable de cavalerie entrait par l’Hellespont en Europe, compo-
| se sée en partie de cuirassiers nommés cataphracqu tes; en partie d’archers à cheval contre qui rien : n’était en sûreté, lorsque, danse leur fuite, ils dé- cochaient par derrière leurs flèches inévitables. Dh ces forces de cavalerie, quoiqu” elles eussent pu suffire pour écraser toutes les armées de l’Eu- AC rope réunies, il ajoutait des troupes de pied de. ne tout genre, et effrayait l'auditoire par des noms ‘de peuples à peine connus, Dahes, Mèdes, Ély- | méens, Cadusiens. Quant aux forces es nul port de la Grèce ne pourrait les contenir : les
Sidoniens et les Tyriens formaient la droite; les Araciens et les Sidètes de Pamphylie, la gauche. Aucune nation n'avait jamais égalé celles-là, ni
pour l’art, ni pour ie courage sur mer. Parler de
l'argent et des autres préparatifs de guerre était. inutile ; ils savaient eux-mêmes que les royaumes
de l’Asie avaient toujours regorgé d’or. Aussi, ce n’était point à Annibal et à Philippe, l’un chef
d’une seule cité, l’autre enfermé dans les limites de la Macédoine, que les Romains auraient affaire, mais au grand roi de toute l'Asie et d’une …