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1 à. oujours per faites. Il faut choisir dans core de Tite
7 on proue n est pas ns pur ni cmt
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cours de Vibius Virius, etc.
et dans (ea âges de barbie Vous DréVo ren que
les récits seront parfois trop semblables, et ren-. 0 fermeront des lieux communs. Que de fois, dans ë les dix premiers livres, ne revoit-on pas la même \ bataille ! Les cavaliers ôtent la bride à leurs che- :
vaux, ef s’élancent avec tant d’impétuosité qu ‘ils ds
enfoncent l’ennemi. Les fantassins entrent par À cette brèche, tout est pris ou tué, et l’ armée re= . vient à Rome chargée de butin. Cette monotonie “à Ôte l'intérêt : et mieux vaudrait omettre un fait
que se rébétes tant de fois. <
Les orateurs de profession ont au fond de Jeur mémoire piusieurs phrases toutes faites, utiles où plutôt inutiles partout, moyens de métier,
touchants peut-être ou habiles, mais’ qui con viendraient mieux dans une école que dans une.
histoire. Tue Live en a comme Gicéren es : ie en =
sant, S ‘attachent à faite maris, les lenples “e
dieux renversés, les tombeaux des ancêtres vio-
lés, etc. Ces détails vrais, mais communs, ne
méritent d'être mis nulle part, ras a ils pie #
vent être mis partout.
L'art et le besoin d'agrandir sont oratoires;
1. Tite Live, V, 40; L 29; IT, 52. Discours de Scipion avant:
la bataille du Tésin: Frs 4 Fabius conte Scipipns | dis
ce LES NARRATIONS DANS DIT LIVE, 981
tar te but de l'orateur n'est pas de peindre, mais | de toucher auditeur par ses peintures; il traite Fe la vérité comme un moyen, non comme une fin. pie Au. lieu de raconter, Tite Live prouve. Il veut, de . non qu’on connaisse ses héros, mais qu'on les admire; il n'expose pas laure actions, il les ue “exalte. Quand il ouvre le récit du orbat des a Horaces : « Les glaives en avant, dit-il, comme -une armée en bataille, les six jeunes gens, por- tant le courage de deux grandes armées, s’avan- re . | cent lun contre l’autre. Ils n’ont pas devant ke js yeux leur propre péril, mais la domination ou nr ; : la servitude de leur patrie, et la fortune de l'E État - qui sera ce qu ‘ils l’auront faite". » Jamais Tite ue Live ne nous laisse la liberté de juger. Il se tient derrière ses personnages, attentif à les faire pa- : (iraitre, à les mettre dans un jour éclatant, pré- ù + 5 parant la place avant leur venue, ne les mon- | . je dE Les trant que lorsqu'il a mis notre esprit dans la La À disposition qui convient. Il les annonce. Voyez Le: cét exorde de la bataille de Zama* : « Le lendemain, pour décider cette querelle, s’avancent les es : deux plus braves armées, les deux plus illustres * généraux des deux plus puissants peuples de la . terre, devant, ce jour-là même, mettre le comble A pie à tant de gloire acquise on la renverser. » Cette
RER à “Tite-Live, L, 25. — 2. Ib. XXX, 32. — 3. Le latin est plus a à . Me: « Longe præclarissimi » |
RE
he magnificence de langage est d'une oraison n fu Û __ nèbre. Tite Live emporte l'admiration de haute lutte, à coups redoublés d’'épithètes; il ferait mieux de la laisser naître. Ce luxe de style mel en défiance ; nous voulons voir, non être éblouis. Les faits qu'on nous montre ainsi ne sont pies intacts; transformés dans la pensée de l’auteur, ils en portent la marque. Il valait mieux les laisser purs dans leur nudité native que les . parer de tout cet éclat. Quand les trois cents. ù Fabius partent contre les Véiens : « Jamais, dit Tite Live’, armée si petite par le nombre, si grande par la renommée et l’admiration publi- | que, ne traversa la ville. Trois cent six soldats, tous patriciens, tous d’une même maison, dont : aucun n’eût paru indigne de. présider le sénat. ee dans les plus-beaux temps de la république, par- : taient, menaçant de ruiner le peuple véien avec +4 les fer d'une seule famille. » Cet accent est à celui d’une haringue. Bossuet prend le même ER ton pour célébrer les campagnes du prince de Condé. Seulement, l’éloquence approche ici dela déclamation, et lebesoin d’embellir conduitäl'em- | phase: dans une famille de trois cent sixmembres, trois cent six dignes d’être princes du sénat! Célas “00 estd’unrhéteur.—Cesexemples distinguent nette ï Re
i. Tite Live, II, 49. l Ù à
ment V orateur du u peintre. Celui-ci, qui He *onee
oute ke ohitions. te les Abe toutes
ché à nous toucher ou à nous convaincre, traite
. U | exacte, mais une persuasion OU ou une forte À passion. do. j'admire les Fabius, si à Zama l'atpe e la ne me jen pendu Si je
son opinion, il est Ds Des redites, quel-
; LR
LE D on tels sont U défauts que
“Ài. Mais il y apporte le plus noble mérite, le talent d'animer et de lier toutes les parties du L récit. Car l’éloquence est l’art de bien convaincre < ‘ c’est-à-dire d’assembler en un COTPS de preuves toutes les parties d'un sujet, de transformer une suite de faits en un raisonnement continu, de disposer les idées conçordantes en vue d’une con- clusion unique; etelle est encore le talent de bien
les attitudes de ses personnages, ni d’autre but que de les imprimer telles qu’elles sont dans” l'esprit du spectateur. L'autre, uniquement atta-
les faits en moyens oratoires, ne raconte que de Four émouvoir, choisit, ordonne, os vi
ques développements communs, ere exa-
954 | CHAPITRE mt. 4 Ch | persuader, pbstacdine la sagacité promple. aus . incessamment devine les passions qu'un événe-
leurs attaches et leurs contre-coups, sait les
. oratoire ne sont point les couleurs, les sons, les
par des images, elle les rend sensibles à notre
- deur des sentiments éteints, comme un homme :
ment ou une situation peut faire naître , compte abattre et les exciter. Les objets de l'imagination
formes corporelles, mais le monde intérieur ee l'âme ; elle n’est pas capricieuse, brusque, ailée, comme l'imagination poétique ; elle ne peint pas 3 par un mot; elle n’enferme pas tout un Cara . ère dans le raccourci d’ une expression; elle n ne ‘ pas d'éclairs. Elle développe régulièrement, avec un enchaînement rigoureux et une abondance
extrême, une multitude d'idées et de sentiment s au lieu de mettre les événements sous nos de
hi]
âme par des émotions. Par elle, l'historien, en apercevant les faits, saisit, sous la forme qui les ne is manifeste, la passion qui les vivifie, et retrouve le drame intérieur qui les amène et qu'ils de à nouent. Il est beau de le voir ainsi marcher gi parmi les documents inertes et morts, les tou. * ne cher tour à tour pour y découvrir les signes de. | la vie, et tout à coup, par une ÉCNEENSS certaine, tressaillir en comprenant la force et. Mes a
qui voit des jets de fumée sortir des toits d'un large édifice, et devine l'embrasement caché
« On it pour le Samnium avec ds auspices douteux. Ce vice des formes religieuses ie Le j tourna, non contre l'issue de la guerre, qui fut LA . heureusement conduite, mais contre les géné- A raux, dont il causa la haine et les fureurs. Le ie é
À dictateur Papirius, averti par le pullaire, élant No retourné à Rome pour pr endre une seconde fois re | . les Spies prescrivit au Hate de la cavalerie on
| jeune homme, &. indigné que le salut public | Fa à ne. parût reposer sur le dictateur, soit entraîné par à es | l'occasion d’un succès, ayant noie et préparé : son armée, marcha sur Imbrinium (c’est le nom M. du dieu), et livra aux Samnites une bataille . . rangée. Le sort de ce combat fut tel ques lé dits es À Hueur RRSESARe de chose en aucun point n’eût y 2
d Tite Live, VII, 30.
turel dans un si ee bride ayant on beaucoup de Ce a enes en un a .
de Fabius, ne ns le AE de en le fruit de sa gloire, d’y inscrire son nom ou di » porter les dépouilles à son triomphe. D'ailleurs Ja lettre dans laquelle il annonçait sa victoire, adressée au sénat, non au dictateur, montrait qu'il ne voulait nullement lui faire pu de sa 0 gloire.» £ & el | Tite Live, ici, justifie le dictateur, un peu un | paravant le maitre de la cavalerie; il explique et 2 - raisonne. Son récit n’est pas la narration pure: É. cetenchaînement est d’un orateur. Puis aussitôt de j la passion déborde, et avec elle l'éloquence. CA
je Le it de son: arrivée. Car plusieurs de la ville l avaient pense en ue qe annonçant que
l: action de Manlius presque à chaque parole. » Le discours qui soil manque HÉUEAE Le na-
pour joindre la cause du général à celle des Te dats, pour rendre le dictateur odieux !
end Pb onu aussitôt convoqué les soldats en assemblée, les conjure d'employer le courage avec lequel ils ont défendu la république contre Le ses ennemis les plus acharnés, pour le protéger,
258 Ph CHAPITRE a. 1. ne
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des autres, tariens de ce que, lui absent, la. re publique a été bien servie. Il aimerait mieux, $’ il pouvait changer la fortune, que Ja victoire fût aux Samnites qu'aux Romains. nil répète que son autorité a été méprisée, comme s’il n'avait pas défendu de combattre dans le même esprit qu'il s'afflige qu’on ait combattu. Alors c'était par de envie qu'il avail tenté d’enchainer le courage des autres et qu'il avait voulu ôter les armes à des soldats impatients de s’en servir, pour que, en. son absence, ils ne pussent seulement remuer, : Maintenant ï est furieux, il est désolé que, sans | L. Papirius, les soldats aient eu des armes et.
des bras, que Q. Fabius se soit cru général de la - -
cavalerie et non valet* du dictateur. Qu es fait si, comme le hasard de la guerre el Mars, dieu des deux armées, pouvaient l’ordonner, le
combat eùt été malheureux , Puisque, les ennemis + o étant vaincus el la république bien servie, si bien “ que lui, ce chef unique, n’eût pu mieux la servir, È
il menace du supplice le maître de la cavalerie re
Ce n’est pas qu ’il soit plus ennemi du maître de … À | la cavalerie que des tribuns des soldats, que des centurions, que des soldats. S'il le pouvait, il se a vengerait sur tous; ne le pouvant, il se”venge 28 sur un seul. Mais l’envie, comme la flamme, se a