‹ Essai sur Tite-LiveChapitre 75 sur 95 · Mot à mot : un accensus · texte numérisé non relu

Mot à mot : un accensus

; prend toujours à ce qu’il y a de plus élevé : c'est au chef, c’est à la tête de l’entreprise qu’elle s’at- Re

. laque. S'il étouffait à la fois le général et Sas di. F gloire, alors vainqueur et tyran de son armée prisonnière, tout ce qu’on lui aura permis contre È de ru le maître de la cavalerie, il l'osera contre les sol- Se dats. Ainsi, que dans sa cause ils sauvent la en liberté de tous; si Papirius voit que l’armée, ni A à : unanime tout à Yhenre dans le combat, l’est Po maintenant pour défendre sa victoire, etquetous veillent. au salut d’un seul, il inclinera vers un : avis plus doux. Enfin, il confie à leur foi et à leur in ANS courage sa vie et sa fortune. » à Ë i Certes, le es n’est pas un ornement dans | s e récit; il en est la substance. Animés par la . 1 so tié, l’orgueil, la crainte, l'affection et la haine, ie s soldats vont résister; c’est bien raconter les . 5e moindres unies, dans chaque di asé; Five 5 en Live enchaîne et accumule les preuves secon- #4 NAN

daires. Dans les deux, € ‘est un excès de vigueur, a de science et de travail. ete | A « Un cri s'élève de toute l'assemblée, ébacti : ui disant d’avoir bon courage, que nul ne tou- de

Là PA 4 A LAVE

«et que les consuls, pouvoir royal, les Drétele

« ceci. Ne t'ai-je pas défendu, moi absent, de rien :

Alors le silence s ’élant fait, le Hétu cita Q. Fa bius maître de la cavalerie. Dès que celui-ci, qui” 4 était au-dessous du tribunal, se fut approché, le | dictateur : « Je veux savoir de toi, aie il, 0 Fa

« créés sous les mêmes auspices que les consuls 4 11 « lui obéissent, si tu trouves juste ou non que le « maître de la cavalerie écoute ses ordres, Je te « demande encore Si, sachant que j'étais parti de la ville avec des ie ont je: devais :

de ne rien faire sous des dieux incertains. Je te « demande enfin si, quand un scrupule religieux | « était ‘un empêchement pour le dictateur, en : « maître de la cavalerie pouvait en être affranchi | « et dégagé. Mais pourquoi toutes ces questions, « quand, si j'étais parli sans te rien dire, tu au- ‘ rais dû, pour diriger ta conduite, interpréter et. « conjecturer ma volonté? Réponds seulement à.

« tenter? Ne t’ai-je pas défendu d’en venir aux « mains avec l’ennemi? Au mépris de cet ordre, « sous des auspices incerlains, parmi des présa-

…. . demande. Pas un mot hors de là, prends-y | « garde. Approche, licteur. »

Dans ce terrible raisonnement qui enchaîne

grandit, s’amasse Ft puis, au dernier

Le mot, éclate; c’est la colère nourrie par la logique.

Le développement des preuves est le développement de la passion. |

CS Commeil n'était pas facile de répondre à chaa cune de ces questions, et que Fabius tantôt se

Cusateur pour juge, tantôt criait qu’on pouvait lue Drvier la vie ptet ques la gloire de cê qu il

ie ses nat. et se étui vers les triai- CR Tres qui déjà excitaient du tumulte dans l’assem- ‘1 blée. De là les clameurs se Honden dans tous

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