‹ Essai sur Tite-LiveChapitre 9 sur 95 · Cicéron, Questions academiques · texte numérisé non relu

Cicéron, Questions academiques

sa science est CU etses écrits, un

ni mais non ie Fe |

da its, ti un livre immense, out ‘il vante pe l'exactitude, et conclut qu on a fait

dons bien appris, ds noramedt roi et lui re veloppent leurs raisons. Romulus console les Sà- bines enlevées (il y ena 683, Denys en sait le > ompie en leur apprenant que telle est l’an- cienne coutume des Grecs'; raisonneur, histo:

| + Molière, le Malade aa. acte II, scène ok « Nous lisons des anciens, Donqeere, qe leur ARE était d’ enle-

ine fois de plus que l’ér udition n’est pas la critiue. Il pouvait fournir à Tite Live des textes, des

30 Le is INTRODUCTION.

rien, philosophe, il disserte comme sil sortait

Un. tres. Telle était à Rome l’histoire de Rome. ( Q us des érudits y aient compilé des matériaux no! o breux, cela est certain; que des politiques aient | raconté avec vérité leurs actions ou des événe ments voisins d'eux, César et Salluste le prouvent. Mais la critique n'avait ni expérience, ni règles, ve dr : ni clairvoyance; nul ne comprenait les mœurs ni | ei les esprits antiques. On verra que sur ce point Tite Live eut souvent les défauts de son temps. . nas ts La philosophie de l'histotre fut aussi si impar- À

: faite chez les anciens que la critique, non-seule- | FANS) ment chez les Romains, mais chez les Grecs. L Quand Platon décrit la succession des quatre gouue Us vernements, il ne fait que raconter poétiquement Vi les D obe de l’âme. Quand Aristote note les. cn avantages et les inconvénients de chaque consti- à ne tution, 1] ne compose qu'un traité de politique. Thucydide jette dans ses discours des pensées

profondes; mais il n'ordonne pas les fails sous

de rier, afin qu il ne sémblât pas que ce fût de lee consentemen nn qu elles convolaient dans les bras He homme. » |

cident? arr té Hréraiét. forme des faits ars un système, : marque leurs causes, explique

conquête du monde par la faiblesse et les fautes des vaincus, par la force et la sagesse des

Qui d’ailleurs a suivi son exemple? Nul ie su He ha est un FOrRs indivisible,

est un théâtre immobile où se joue éterneljt ent le drame de . ao et de ë vie, où le

tions taés ke cités mortelles comme les hom-

mes, sans que l’homme en devienne plus puissant meilleur. Enfermés dans l'enceinte tr Op étroite | leurs : souvenirs, ne n'ont 2 comme nous,

ide aux Hisiotiène que d'deHe des faits vrais TAINE, — Essai sur Tite Live, de

\ TS s MAR è

Siste à Dréondie que Rome, par sa et e À une destinée divine, pu To le monde. C

pin pas une science. La Re n’a ao d ê 1 An Ness trie ; Je paies Droee animent le ” e

grand CAT sans doute, ce qui veut de que mais la Her ne ie pis riche, le,

D ne romaine Fe elle jamais repr oduit ou oi oi | va ie Qu'est-ce qu'Énée ? ne à

| 1. Voir les reproches qu’il fait aux anciens historiens,

ro qui est ts celui des autres. Aucun eux n’a donné à Tite Live l'exemple de cette 1 n FHion forte, dens RARES l'auteur : s ‘oublie, “IN AU

an habitent æ se meuvent d'eux-mêmes dans :

oi .

non dur) 8 | INTRODUGTION. ù | | À sée renouvelée comme sur Ja terre bouleversée ; . : puis l'esprit, comine la nature, a répété ses be k à vres et n’a vécu qu'en s’imitant. Savait-on même, | A “4

à Rome, distinguer l'invention de la copie? On y égalait aux modèles grecs les tragédies d’ Ovide ee de Varius. J'oserais dire enfin que cette littéra- . ture si accomplie penchait vers l'affectation. Déja, du moins, Horace cherchaitles alliances de mots! et donnait à son style celte perfection excessive, + ce qui est le signe d’une invention amoindrie. Com-. bien d’autres, autour de lui, étaient de simples a artisans de pht ases! On sait Phisioite du puriste ue Marcellus Pomponius, qui, dans une cause, pour un solécisme, arrêta deux ou trois fois: son adver= | saire, et l’empêcha de continuer ; Auguste pro À nonce la remise; Marcellus remarque que dans l'arrêt, il y a un mot de mauvais latin. — Pour. quoi Horace altaque-til sans merci les anciens ji poëtes dé Rome, « qui, de son äveu, aväient je souffle tragique ct osaient heureusement? » Il ab. . . lègue pour grief qu'ils ne sont pas assez polis, | assez châtiés, assez habiles ; il a pour fétehie d'effacer, de corriger, de lines säns cesse : il en: seigne he son Den à rechercher les …

Page 1