‹ Essai sur un traitement méthodique de quelques maladies de la matriceChapitre 1 sur 9 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Je laisse détacher, bien à regret, ces quelques pages d'un livre qui ne devait voir lejour que fort tard. Il a fallu un puissant motif pour me décider à un pareil sacrifice. Le voici : Il est beaucoup de médecins qui ignorent , d'autres qui savent trop bien, avec quelle opiniâtreté j'ai combattu les abus qu'on faisait de l'amputation du col de la matrice. Il y a plus de dix ans de cela. Depuis je n'ai cessé de faire des recherches, de recueillir des observations sur les maladies de l'utérus. Un service de près d'un an, à l'hôpital du Midi, pendant qu'on y recevait encore des femmes, et ma position de chirurgien de Lourcine, hôpital consacré entièrement au traitement des maladies de ce sexe, m'ont conduit à des idées et à une pratique dont j'ai à me louer. Mais pour les faire accepter aux autres médecins il leur fallait un degré de niaturitéquc le temps seul donne. Ce temps je l'employais à répéter des expériences, à augmenter le nombre de mes observations. Elles portaient surtout, sur les infections intra-ute'rines , que je crois précieuses dans le traitement de certaines maladies de l'utérus. J'ai su

qao celle opinion nelait pas généralement partagée, que des praticiens avaient été moins heureux que moi, qu'il s'élevait même contre celle méthode de traitement des reproches qui pourraient la compromettre s'ils étaient fondés. J'ai donc écoulé, lu, médité les argumens, ei je suis arrivé à penseï- que la différence des résultats et des opinions pouvaient tenir :

1" A la différence du procédé ;

2" A quelques erreurs de diagnostic ;

3" A une fausse interprétation des phénomènes produits par ces injections.

Il fallait donc me hâter de jelei' quelque jour sur ces (rois poinls pour montrer la vérité et conserver à la thérapeutique un moyen auquel, peut-être, plus d'une femme devra la vie.

On voit quelles sont mes dispositions d'esprit, car , en parlant des causes d'erreurs , je n'en compte que trois et j'omets à dessein une quatrième qu'il me serait trop désagréable de discuter.

Je commencerai par un coup-d'œil sur les maladies de l'utérus qui réclament plus spécialement les injections. Je serai nécessairement très bref, très incomplet dans cette partie de mon travail, car mon seul désir, aujourd'hui , est de faire connaître le procédé employé dans mon service , à Lourcine, et dans ma pratique particulière, afin que ceux qui voudront expérimenter, se placent dans les circonstances que je crois favorables au succès. Je l'appellerai le premier mot du titre de cette opuscule, ce n'est qu'un essai; ce sont des expériences, que je publie pour en appeler d'autres. Afin qu'elles soient fructueuses, j'ai soin d'indiquer les procédés qui me (réussissent.

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