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complets d'urine révélèrent une certaine augmentation d'indican.
A lJexamen microscopique, le tissu de laisselle montra que la lésion consistait en de l’acanthose surtout marquée au niveau des conduits glandulaires et en de l’hyperkéralose remplissant lorifice du conduit. L’œdème était à la fois intratra et extracellulaire, et par places contigu au conduit, des vésicules étaient formées, 1
Dans le chorion, le fait frappant était la dilatition des glandes sudoripares. Certains des tubes étaient partiellement ou complètement remplis et les cellules cornées avaient subi une dégénérescense parenchymateuse. Une infiltration de lymphocytes et de cellules à plasma entourait les vaisseaux 1 et la glande. Il y avaif aussi une prolifération de fibroblastes. Les capillaires étaient dilatés et remplis de sang{ Par place, le tissu collagène du chorion avait subi ‘une dégénérescence mucoide.
Traitement. — Le traitement fut très décourageant pendant plusieurs mois. Il fut donné à la malade des antiprurigineux variés à doses diverses : cathartiques et toniques ; mais le prurit continua. Les rayons X furent employés pendant plusieurs semaines, mais ne donnèrent pas davantage de résultats. On ordonna alors de l'extrait thyroïde, une solution
aqueuse de résorcine et la potion suivante :
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Liqueur de potasse .........
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Après une semaine ou dix jours, la malade était moins ner-
veuse, mais les symptômes locaux étaient les mêmes. On aug-
menta la résorcine toutes les semaines jusqu’à ce qu’elle at-
teignit 50 p. cent, par ailleurs, la modification| fut la même
jusqu’au début de l'été, époque où là malade dit ressentir un
prurit moins intense la nuit et pouvoir dormir. Pendant le . mois-de juillet, elle se rendit au bord de la mer et se baigna chaque jour, pendant deux semaines, ce qui améliora son état ; et on lui recommanda de continuer les bains d’eau salée. La dernière fois que je lai vue, il y a une semaine, bien qu’il existât encore @u prurit et des brûlures de l’aisselle, l’'éruption était profondément modifiée! La dimension des papules avait diminué, donnant à la peau une apparence; de « cutis anserina »{ Les poils, à l’angle inférieur des aisselles, réapparaissaient alors qu'ils étaient déjà complètement revenus au pubis. Dans cette dernière région, le prurit était maintenant très léger. A
aucun moment, la malade n’eut sa chevelure atteinte.
Observation no 4: — (Rapportée par le docteur Haase dans le «Journal of American Medical Association » Janvier 1911). cr pre à F * È Résumé. — (Prurit intense avec éruption papuleuse siégeant aux aisselles, au pubis, et aux seins, avec alopécie de ces régions,
chez une jeune femme anémique et nerveuse de 21 ans. L'his-
tologie montra une acanthose marquée autour des conduits sudoripares, une hyperkératose de l'orifice du conduit, et une
dilatation des glandes sudoripares.
La malade est une jeune femme de 21 ans, anémique et nerveuse. Ses antécédents familiaux sont peu intéressants : son -père est mort à 38 ans, de pneumonie ; un frère est mort récemment de tuberculose pulmonaire. Sa mère, trois sœurs et deux frères sont en bonne santé. Son histoire personnelle fut intéressante par le fait qu’elle eut trois attaques distinctes et graves de fièvre hémoglobinurique, à 12, 14 et 16 anss À quinze ans, elle attrappa la gale qui dura quatre à cinq se-
J. Martin Le.
DS
maines. De 14 à 17 ans, elle souffrit fortement de maux de tête périodiques. Ses règles ne datent que de l’année dernière et apparurent seulement à intervalles irréguliers.
La maladie pour laquelle elle me consulta commença à 17 ans, alors qu’elle allait encore à l’école, par une démangeaison intense dans l’aisselle : en trois ou quatre semaines, les papules “apparurent. Elle remarqua alors que les poils dans celte région, devenaient cassants êt, comme elle l’indique, s’en allaient. Le pubis se prit quatre mois après de la même manière, et, l’année dernière seulement, les seins furent envahis.
Quantelle vint me voir, la maladie était limitée à la partie. pileuse de l’aisselle et du pubis et autour des mamelons des seins. Dans l’aisselle et sur le pubis, Féruption, consistait en papules disposées en bouquet, arrondies, fermes, douces au toucher, de dimension allant depuis une tête d'épingle à un petit pois ; celles de la région pubienne étant quelque peu plus larges que elle de l’aisselle. Au sommet de chaque papule existaient de petites dépressions. Quand ion étirait la peau, les lignes paraissaient fortement exagérées, les papules occupant le sommet. La couleur de la région atteinte était normale ou rose pâle. Les lésions des seins étaient plus discrètes, il n'y avait qu'une douzaine de papules sur chaque sein, elles élaient de couleur plus foncée et de la grosseur d’une: tête d’épingle. L’alopécie était complète dans l’aisselle et sur le pubis, le prurit était presque intolérable, empêchant fortement la malade de dormir ; parfois elle ne pouvait se maîtriser et ses deux sœurs élaient obligées de l'empêcher de se gralter. C'était toujours pire la nuit et, pendant ou après
n'importe quelle excitation soit agréable ou autre, les cri-
a 20 Poe
ses de démangeaisons se répétaient, bien que les examens ne révélassent aucun trouble de constitution soit du côlé des urines, soit du côté du sang. :
Traitement. — Le traitement, dans mon cas, n'eut pas plus de succès que dans ceux rapportés précédemment. On donna à la malade toutes sortes d’antipurigineux avec un résultat seulement temporaire : réSorcine, acide pyrogallique, chrysarobine, goudrons variés, en augmentant la dose, furent employés sans meilleur résultat. Les rayons X furent refusés énergiquement, mais les courants de haute fréquence furent employés pendant plus dun mois, da même que le salicylate et le phényl-salicylate à doses croissantes. En octobre 1908, après que je l’eus traitée pendant cinq mois, VPétat de la malade devint tellement déplorable qu'il fallut la placer sous la surveillance constante d’une infirmière. Pour cela, elle fut envoyée au «Presbyterian Hospitaï» avec une infirmière pour Ja surveiller, constamment. On lui : permettait de sortir de deux heures à cinq heures. Toute médication externe ou interne fut arrêtée, sauf des applications de solutions salées chaudes sur les zones atteintes. Sous l'influence de ce traitement, elle alla mieux, son état mental s’améliora, elle augmenta de poids. La dernière fois que je l'ai vue, il y a un mois, l'état de l’'aisselle et du pubis montrait peu ou pas de changement, les papules existaïient encore, les poils n'étaient pas revenus et le prurit bien que moins fréquent, était parfois moins intense. L’état mental de la malade avait continué à s'améliorer et elle consacrait tout son temps à-la musique et à la promenade. El'e continue encore les fapplications d’eau salée.
-Biopsie. — Les coupes faites d’une biopsie prise à l’aisselle
montrent une acanthose surtout marquée autour des conduits sudoripares, une hyperkératose de lorifice du conduit, dans certains endroits, s'étendant profondément dans le conduit lui-même. Il y avait un œdème extra et intracellulaire avec une division du noyau vue à'travers les cellules épineuses, et, par place, de petites vésicules étaient formées. Dans les couches papillaires et sous-papillaires du chorion, on trouva une dégénérescence avec œdème marqué ; le tissu élastique y était tellement modifié qu’il ne prenait plus les colorants habituels. Une infiltration de lymphocytes et de cellules à plasma existait autour des vaisseaux des glandes sudoripares : une dégénérescence hyaline fut observée dans quelques-unes des artères du chorion avec une atrophie du noyau de la paroi, mais le changement le plus marqué était la dilatation de la glande sudoripare accompagnée, de la dégénérescence (les cellules bordantes. Quelques-uns des tubes étaient partiellement remplis et dans deux, on trouva des concrétions ou corps arrondis dont la nature m'est obs-
cure. | rs | HS,
Observation n° 5. — (Rapportée par le docteur Sanford Withers dans les «Archives of Dermatology and Syphiligraphy. — Janvier 1920).
Résumé (Prurit intense avec éruption de petites papules au niveau de l’aisselle, du périnée, du pubis et des seins chez un enfant de 13 ans, d’origine franco-irlandaise. L'histologie : montra un acanthose marquée au niveau des conduits sudoripares, une hyperkératose autour de ces conduits, un ædème des couches du chorion, une infiltration péri-vasculaire, une dilatation des glandes sudoripareès avec kératokystomatose de ces glandes. it
La malade, E. S. de forte constitution, âgée de 13 Ans de descendance francoirlandaise, est une enfant aü type brun prononcé. Rien dans sés antécédents familiaux : pas de maladies nerveuses, ni de syphilis, ni autre affection. Ses antécédents personnels sont pareillement négatifs, si ce n’est que la malade, au dire de sa mère, a toujours été nerveuse et qu’elle n’a jamais aimé jouer, aved'les autres enfants. La malade a, à peu de choses près la mentalité de son âge et de son sexe. Ce dont-elle se plaint principalement est une démangeaison intense et intolérable au niveau de l’aisselle, des seins, du périnée et du pubis. Le prurit a commencé à l’âge de dix ans, c’est-à-dire, il y a trois ans, dans l’aisselle laquelle, à cette époque, ne montrait aucune lésion cutanée en dehors de celles causées par le grattage. Des remèdes d'espèces variées furent donnés sans résultat : l’état de l'enfant devint tellement irritable qu’on dut la retirer de
Pécole. Le prurit était augmenté par la chaleur ou par toute autre cause de transpiration, bien qu’à aucun moment il ne fut constaté d’hyperhydrose ou de bromhydrose de Paisselle. Après deux ou trois mois, la démangeaison et l’irritation occasionnées par le grattage furent suivies d’un épaississement de la peau avec coloration brune et de petites papules dans les deux aisselles.
Six ou/huit mois après le début de la lésion, un prurit semblable se produisit au miveau de la vulve et de laréole des seins. L'année dernière, des lésions semblables à celles des aisselles sont apparues au niveau de la vulve et sur la paroi abdominale au-dessus du pubis. ;
Examen physique. —L’enfant semble en bon état de nutri-
tion et de développement sans grosse anomalie; elle n’a
plus de poils dans l’aisselle, mais sur le pubis et la vulve, il y à de petits îlots de poils courts, ternes, sombres, montrant une petite tendance à friser. Dans les deux aisselles parti culièrement et dans la région située au-dessus de la vulve, du pubis et de l’aréole des seins, la peau est rugueuse, rosée avec une coloration brune sous-jacente. Dans toutes les régions mentionnées il y a des marques évidentes de grattage récent. 2
Sur la paroi abdominale, au-dessus du pubis et dans les deux aisselles existent des papules cornées, hémisphériques,
de 1 à 3- millimètres de diamètre, ayant, tendance à se