OBSERVATIONS
E OBSERVATION PREMIÈRE = (Due à l'obligeance de M. le professeur agrégé Euzière.)
Colique hépatique.
H. D., femme, 33 ans. Depuis 16 ans, sujette à des coliques hépati- + ques. / - ©
À plusieurs reprises, on lui à fait des piqûres de morphine dont elle connait bien les effets.
Le 16 octobre 1911, vers 4 heures de l’après-midi, elle commence à “ressentir les symptômes précurseurs d’une cerise violente : rougeur de la face, démangeaisons généralisées, pesanteur dans la région hépatique.
A 11 heures du soir, la crise est complète et particulièrement douloureuse. On lui fait alors une piqûre de Pantopon.
Vingt minutes après, la douleur est tout à fait calmée, le lendemain, interrogée sur ce qu’elle à éprouvé, elle déclare qu’elle a été moins abattue qu'après une piqûre de morphine.
Le sommeïl a été moins lourd ; la malade n’éprouve pas la fatigue musculaire et le brisement général qu’elle ressent à l'ordinaire.
Elle a pu dans la journée, vaquer à ses occupations, ce dont elle tue qu'après une piqûre de morphine. :
Le 4 janvier 1912, nouvelle crise plus violente qui nécessite 3 piqûres consécutives. (Le fait s’est déjà produit une fois, quand elle était traitée par la morphine). Le lendemain, elle se plaint de nausées et d’un état vertigineux qui l’oblige à garder le lit. C’est l’état habituel dans lequel
elle se trouve, quand l’analgésique employé a été la morphine.