OBSERVATION XX
: V. A, femme, 45 ans. Cavernes bi-latérales. Insuffisance cardiorénale. En plus de la cyanose, cette malade présente de l’anasarque, une violente dyspnée et de fortes douleurs abdominales.
On lui injecte, le soir, 1 c. c. de Pantopon, et la malade repose.
OBSERVATION XXI LR (Due à l’obligeance de M. le docteur Maillet, chef de clinique ds maladies des enfants. Hôpital Soburbain, Montpellier.)
Tuberculose pulmonaire. Adénopathie trachéobronchique. Crises dyspnéiques nocturnes.
Eugénie B., 11 ans 1/2. Enfant assez bien portante jusqu’en avril 1911, malgré quelques bronchites répétées. Père mort de tuberculose pulmonaire. Mère bien portante.
Hémoptysie légère et bronchite avec crachats en avril 1911. Améliora-
tion rapide, mais passagère, En octobre 1911, toux fréquente, crachats
abondants, renfermant de nombreux bacilles de Koch. Amaigrissement-
marqué. Pas de fièvre. À l’auscultation, signes d’induration «et de ramollissement du côté droit au sommet ; (submatité, vibrations exagérées, râles cavernuleux) et souffle d’adénopathie au hile. Quelques vomissements à la suite des quintes de toux.
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Etat stationnaire jusqu’à fin novembre 1911. À ce moment, l’enfant, sous l'influence du traitement général, a repris un peu de son poids.
Poussée congestive, fin novembre 1911. Fièvre vespérale : 38°, 39°, Jusqu'à 39° 8. L'enfant a toujours quelques vomissements après les repas, des poussées de congestion au visage. La nuit, elle se plaint d’être réveillée par des quintes de toux violentes. Elle a des sensations d’étouffement, elle est très rouge, très agitée. ; 4
Elle prend, le soir, à 8 heures, une cuillerée à dessert de sirop de Pantopon. Elle est imédiatement soulagée, repose et dort cette nuit-là. On a continué à donner du sirop de Pantopon pendant quelques jours. Puis l’état général s’est amélioré, malgré la persitance de signes stéthoscopiques. La malade est alors sortie de l’hôpital. Elle n'avait plus présenté d’accès de dyspnée nocturne depuis qu’elle avait commencé à prendre du sirop de Pantopon.
OBSERvATION XXII (Due à l’obligeance de M. le dccteur Maillet, chef. de clinique. Maladie des enfants. Hôpital Suburbain, Montpellier)
à Méningite tuberculeuse.
F..., 9 ans 1/2. Entrée le 24 octobre 1911 à l’hôpital pour nos baenent marqué ; tousse ; ne crache pas. Fièvre.
A l’auseultation, obscurité respiratoire dans tout le côté droit. Quelques jours après son entrée, céphalée, sueurs profuses, kernig léger, raideur de la nuque, vomissements. Pouls irrégulier, bradycardie intermittente. Pupilles égales, mais ne réagissant pas à da lumière. Ponction lombaire : liquide clair, sans hypertension, léger culot avec lymphocytes mononucléaires et quelques polynucléaires. Pas de bacilles.
La malade se plaignant beaucoup de céphalée, on a donné du sirop de Pantopon : deux cuillerées à café. La malade peut dormir et reposer.
Le 2 novembre, vomissements ; convulsions, raideur consécutive des membres plus marquée à gauche qu’à droite.
Elle meurt le 6 novembre.
A l’autopsie : pneumonie caséeuse occupant le lobe supérieur et le lobe moyen du côté gauche. Méningite de la base. Les méninges sont remplies de pus séreux dont l’inoculation au cobaye à démontré la
nature tuberculeuse.