‹ Essai sur une nouvelle préparation d'opiumChapitre 31 sur 46 · OBSERVATION XXIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXIII

(Due à l’obligeance de M. Arrivat, interne des hôpitaux.)

Tuberculose avec adénopathie du médiastin.

J. B., ägée de dix-huit aus.

Chez cette malade, on observe une toux émétisante, survenant par quintes très pénibles, accompagnées de hoquet et de suffocation. Les erises se répètent à intervalles à peu près fixes. D’abord, trois à quatre fois par jour, puis, einq à six fois.

Pendant un mois et demi environ, on fait des injections de Pantopon de 1 centimètre cube. D’abord 2 et puis 3 par jour. On test même arrivé jusqu’à 6.

Les crisès sont calmées. Le Pantopon a pleinement réussi là où la morphine et l’héroïne avaient échoué. On n’a pas observé de vomissements, pas de constipation ni troubles digestifs et pas d’accoutumance.

OBsERvATION XXIV

(Due à iobligeance de notre ami Alzieu.)

Asthme

Mme B., 52 ans, demeurant aux environs de Montpellier. Souffre de crises d'asthme ayant débuté à 48 ans.

Réolée à 15 ans. Fièvre typhoïde légère à 19 ans.

Mariée à 24 ans ; pas d'enfants, pas de spécificité Ménepause à 46 ans.

Mère morte à 75 ans d’une pneumonie. Père asthmatique décédé à 65 ans. La sœur aînée de la malade serait également asthmatique.

Le 4 novembre 1911, Mme B... fut prise d’un violent accès d’asthme. La malade reçut une injection sous-cutanée de morphine de 0 gr. 01. Quelques heures après, la malade accusait une violente céphalée, suivie de nausées et de quelques vomissements. Pendant les jours d’accalmie qui suivirent cette injection de morphine, la malade se plaignait d’avoir de temps à autre quelques lourdeurs de tête, et à chaque nouvelle injection ces accidents se renouvelaient.

Le 15 novembre, nouvel accès ; cette fois, on essaye une injection de

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Pantopon. La dyspnée disparut en peu de temps. 11 y eut encore une légère céphalée, mais pas de nausées ni de vomissements, et la malade put s'endormir. -

Le 23 novembre, nouvelle injection de Pantopon suivie de suecès. Tous les accidents disparaissent sans laisser de traces.

La malade reste quelque temps sans autre accès. Depuis, à chaque nouvelle crise, la malade exige le Pantopon, qui de tous les opiacés était le seul efficace et lui procure, dit-elle, un véritable soulagement.

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