OBSERVATION XXVI
(Due à l'obligeance de M. le docteur Barbaroux.)
Colique hépatique |
AB, 31-ans. À
Antécédents héréditaires. — Père lithiasique, ayant eu plusieurs crises de colique hépatique. Il fait annuellement une saison à Vichy. Mère bien .portante. Deux sœurs également en bonne santé.
Antécédents personnels. — À toujours joui d’une bonne santé. Réglée à 14 ans. Mariée à 27. Deux grossesses arrivées à terme. Enfants bien portants. :
Histoire de la maladie. — En octobre dernier, B... est prise subitement d’une crise de colique hépatique qui l’oblige à s’aliter. Son entourage applique sur son hypocondre droit des linges chauds et des cataplasmes sinapisés qui ne calment nullement la malade. Des vomissements bilieux apparaissent. ;
Devant la persistance des douleurs, le médecin est appelé. Il eonstate que A. B.. souffre de douleurs paroxystiques, brusques, dans Vhypocondre droit, avec irradiations vers l’épaule droite.
On fait aussitôt une injection hypodermique de 0 gr. 01 de Pantopon. Quelques instants après, la malade paraît reposer et les phénomènes douloureux ont disparu. Le lendemain, au réveil, elle se trouve bien mieux et n’a gardé de sa crise qu'un peu d’abattement.
Le Pantopon ne lui a procuré ni cauchemars, ni vomissements.
OBsERvVATION XXVII
(Due à l'oblisgeance de M. le docteur Stolz, d® Montpellier.)
Colique hépatique
R. M.., femme, 37 ans.
Antécédents héréditaires. — Rien à signaler.
Antécédents personnels. — Neuro-arthritique.
Mme M... est prise brusquement, dans la soirée, de violentes douleurs dans l’hypocondre droit avec irradiations vers l’épaule droite.
On applique des linges chauds sur la région hépatique. Mandé en
toute hâte, le médecin pratique une injection de Pantopon de 0 gr. O1.
e NET + OR
Les douleurs persistent pendant une heure, mais moins for
dant. Trois ou quatre heures après, la violence des douleurs a sensible- ment diminué et ile calme revient peu à peu. La nuit a été bonne.
tes cepen-
On n’a pas observé chez la malade l'apparition du sommeil invincible et cette sensation d’euphorie que provoque la morphine, mais, au con- {raire, un calme complet, s’établissant peu à peu, régulièrement et dont l'effet se fait sentir plus longtemps qu'avec la morphine.
OBSERVATION XX VIIT
: “ (Due à l’obligeance de M. le docteur Vigouroux, de Montpellier.)
Colique hépatique.
A. F.…, femme, non mariée, 35 ans, sans profession, demeurant à Montpellier. Pas de grossesses. Règles normales. Antécédents héréditaires inconnus. QE
Antécédents personnels. — Scarlatine à 15 ans, ayant occasionné chez
la malade de l’albuminurie, qui disparut à la suite d’un régime lacté très sévère.
Depuis trois ans à peu près, tous les quatre ou cinq mois, crises de coliques hépatiques d’une durée de cinq à six jours avec chaque fois jusqu'ici élimination de calculs biliaires peu consistants, mais de forme cubique, du volume d’un dé à jouer.
Dès la première cerise, des injections de ch. de morphine durent être faites jusqu’à 2 à 3 centigrammes par jour. Après une série d’un jour d’injections, les urines devenaïent rares, chargées et des phénomènes d'intoxication urinaire se produisaient chez la malade et s’accentuaient quand les injections étaient reprises.
Aussi, n’avons-nous pas cru devoir recourir durant la troisième et quatrième crise aux injections de chlorhydrate de morphine, et avions-nous dû désormais, au point de vue thérapeutique, laisser souffrir et crier notre malade sans rien d'aussi actif que la morphine, quand elle n’occasionne pas des inconvénients de @e genre.
A la cinquième crise, nous avons essayé de recourir à nouveau aux injections de chlorydrate de morphine. Les mêmes inconvénients que précédemment ont réapparu.
Aux deux dernières crises, datant des mois d’août et décembre 1911,
RC
nous avons eu recours aux injections de Pantopon, à la dose de 2 à 4 centigr. par jour. Nous n’avons pas constaté les symptômes rénaux que nous avions observés au moment des premières crises quand nous administrions la morphine.
Au point de vue analgésique, nous avons obtenu les mêmes effets que la morphine. e D