OBSERVATION XXV
(Due à l'obligeance de notre ami M. le docteur Barbarou x.)
= Colique néphrétique
mm E.. A,, 53 ans.
Antécédents héréditaires. — Rien de bien saillant à noter. Antécédents personnels. — Rien jusqu’à l’äge de 50 ans. A toujours
joui d’une santé parfaite et n’a jamais fait appeler de médecins. Il y a troïs ans, le malade eut une crise de colique néphrétique assez forte, et qui nécessita une injection de morphine le matin et une autre l’aprèsmidi. M. A dit avoir mal supporté cette dernière piqûre et prétend avoir vomi. Le calcul fut expulsé et rien de nouveau à signaler jusqu’en septembre 1911.
À cette époque, au cours d’une promenade, A. est pris subitement de douleurs très vives au niveau de la région lombaire. Il souffre particu- Jièrement du côté du rein droit. Tout le trajet de l’uretère est douloureux. Les testicules sont rétractés vers l’anneau inguinal.
Le malade souffre tellement qu’il prend dans son lit toutes les positions possibles sans en trouver aucune qui lui convienne. (Nous l’avons trouvé à genoux, la tête appuyée sur le traversin !)
On lui fait une injection de 0 gr. 01 de Pantopon. Peu d’instants après, le malade peut reposer et sommeille quelque temps. La douleur paraît se réveiller dans le courant de la nuit. Une nouvelle injection de Pantopon fut pratiquée aussitôt. La nuit est bonne ; et, le lendemain, A. déclare avoir été fort soulagé ; le caleul est expulsé, et la
crise Se termina heureusement.
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