‹ Essai sur une nouvelle préparation d'opiumChapitre 5 sur 46 · HET VAR · texte numérisé non relu

HET VAR

naturaliste Pline. À son époque, on l’administre sous plusieurs formes : décoction de têtes de pavots, et le diacode, mélange de pavot et de miel.

Galien reste sceptique devant les effets de l’opium, il n’y à jamais recours dans la médecine infantile, et quand il le prescrit chez l’adulte, rarement encore, il l’ordonne sous la forme complexe de thériaque.

Pareille méfiance ne se manifesta pas: béurensomen chez tous les médecins de l’époque ; et Alexandre de Tralles qui inventa la masse de Uynoglosse, remit l’opium en honneur, en le prescrivant dans les migTaines et l’insomnie nerveuse.

Toutefois, l’opium ne jouait pas dans la médecine, un

rôle de première importance. Il faut arriver au XVII siècle pour que des médecins comme Jacques Dubois, Paracelse, Ettmüller, vantent ses bons effets. Il faut attendre Sydenham pour dire que © l’opium est le plus actif des remèdes : ses ressources sont nombreuses, et s’il n'existait pas, mieux vaudrait renoncer à la médecine ». Il nous révèle ses propriétés stimulantes à faible dose, son action hypnotique, analgésique, anti-diarrhéique. =, Il se crée alors un courant d’enthousiasme en faveur de l’opium. Pour Hüfeland, c’est un « remède héroïque ». et il le défend avec éloquence. Dès ce moment, l’opium était désormais bien entré dans la thérapeutique. On connaissait ses effets et les travaux de Béhier (1864), Petrini (1871), Rabuteau (1872), Bardet (1877), confirmèrent une fois de plus & la valeur réelle de ce médicament ».

Mais jusqu’à aujourd’hui, depuis qu’on utilise les alca- Joïdes, la morphine, la codéine, l’héroine, étaient les trois alcaloïdes courants, usités dans la médication opiacée: On

Page 1