‹ Essai sur une nouvelle préparation d'opiumChapitre 6 sur 46 · CHAPITRE Il · texte numérisé non relu

CHAPITRE Il

S I. — L'opium ET SEs ALCALOÏDES

HISTOIRE NATURELLE : L’opium est le suc concret du « Papaver somniferum ». Pour le récolter, on fait des incisions au pourtour de la capsule encore verte du pavot, à l’aide d’un couteau spécial. De ces scarifications, s'écoule le (latex blanc » qui forme à la surface de la capsule, des larmes qui brunissent en se séchant. Ces larmes sont ensuite ag glutinées et réunies en pains de forme Ve ble, et, donnent l’opium brut.

Dès 1553, Pierre Belon, avait émis l’idée qu’on pouvait le cultiver en France. En 1807, Loiseleur Délongchamps le cultiva dans les Landes, et Aubergier, en 1864, en Limaone. Die ;

Cette culture prend peu à beu de l’expansion et de 1855 à 1860, Decharme, Bénard, Colas, cultivent l’opium aux environs d'Amiens. Leur teneur en morphine est de 20 p. 100. 2

Les variétés d’oprum sont nombrenses. Les plus connues sont :

1° L’opium d’Âsie Mineure ou de Smyrne, de contient de 7,5 à-11,5 de morphine ;

2° L'’opium de Perse : leur teneur en morphine est variable : 3 à.9 p. 100”; :

L’opium de l’Inde, 9,5 p. 100. at

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