‹ EssaiChapitre 24 sur 200 · Chapitre VII · texte numérisé non relu

Chapitre VII

»■■■'» ■ — " 1, i^-jumiHii 1 111 II |

La Romagne , i'Ombrie , la marche d'Ancone , Orbitello , Viterbe, reconnurent le pape pour fouverain. Il domina en effet d'une mer à l'autre, La république Romaine n'en avait pas tant conquis dans fes quatre premiers fiècles ; & ces pays ne lui valaient pas ce qu'ils valaient aux papes. Innocent III. conquit même Rome : le nouveau fénat plia fous lui : il fut le fénat du pape & non des Romains. Le titre de conful fut aboli. Les pontifes de Rome commencèrent alors à être rois en effet ; & la religion les rendait, fuivant les occurrences, les maîtres des rois. Mais cette grande puiflance temporelle en Italie ne fut pas de durée.

C'était un fpeclacle intéreflant que ce qui fe pafTait alors entre les chefs de l'églife , la France , l'Allemagne & l'Angleterre. Rome donnait toujours le mouvement à toutes les affaires de l'Europe. Vous avez vu les querelles du facerdoce & de l'Empire jusqu'au pape Innocent III. & jufqu'aux .empereurs Tjfiïlippe , Henri & Othon , pendant que Frédéric //.-était jeune encor. Il faut jeter les yeux fur la France & fur l'Angleterre, & furies intérêts que ces royaumes avaient à démêler avec l'Allemagne.

Î* 5z Essai sur les mœurs.

Page 1