XIV PRÉFACE
leur consacrer arrêtèrent en son cœur une louable pensée (Tabnéga-tion , et le rendirent irrévocablement à sa ville natale.
Toujours est-il quun document judiciaire ^ de i633 , désigne Fronieni commue étant avocat à Briançon. C'est un arrêt du Parlement de Grenoble^ du 27 avril de cette année j qui statue sur une contestation entre notre auteur et des héritiers Guillaume Grafid, arrêt cité par Guy-Basset (tome :/, p. iiS), et par Chorier (Jurisprudence de Guy-Pape, p. i03). Le premier de ces auteurs qualifie Antoine Froment (Padvocat à Briançon ; le second , d'advocat de Briançon. A cette date, Froment était donc notoirement avocat briançonnais.
L'habitation de Froment à Briançon , celle détruite par l'incendie de i624, était emplacée, autant qu'on peut l'affirmer diaprés son récit et en Fabsence de tout plan de Pandenne cité détruite, dans le voisinage de V ancien couvent des Bécollets , vers la naissance de la rue de Castres.
Quant à la maison de campagne de sa famille, située à Font- Bovgicre, c'était ou celle appartenant actuellement à M. Victor Vincent, receveur particulier des finances à Briançon, ou celle ayant appartenu à J/n^e Louise Carilian, néeBouchié, ma tante, maison rasée il y a sept ou huit ans, lors de la construction, en ces lieux, des nouvelles rampes de la route impériale du Midi. Ces deux maisons étaient les deux seules notables constructions qu'on pût signaler au mas de Font- Bozier, qui n'est autre que celui deFont- Bougière de rancien cadastre.
Ces indications eussent été plus sûres et les quelques notes dont j'ai fait suivre l'ouvrage de Froment plus nombreuses [et intéressantes , s'il m'avait été possible de conférer longuement sur les faits qu'il rapporte, sur les objets de ses appréciations, avec mes compatriotes les plus versés dans l'histoire du Briançonnais, tels