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CHAPITRE PREMIER

Moyens de diagnostic classiques

Pour l'estomac, comme pour les autres organes, les moyens d'exploration dont nous disposons en clinique médicale, sont toujours basés sur l’inspection, la palpation, la percussion ou lauscultation. Mais, si nous pouvons nous fier entièrement à la fidélité de ces procédés, quand nous les employons sur des organes bien connus, et nettement isolés, il devient très difficile d’avoir une confiance absolue en eux, quand on opère sur un organe déjà peu connu, sonore lui-même, et silué au milieu d’autres organes également sonores. Sans insister sur les autres procédés, toujours très délicats, et qui souvent ne sont pas sans inconvénients pour les malades, nous allons passer en revue les renseignements que peut nous fournir un examen méthodique de l’organe.

Un premier signe, bien inconstant, il est vrai, et peu fidèle, peut nous être fourni en découvrant le

malade.

Re yAUEE C'est: l’aplatissement de la rég'ion épig'astrique avec

ballonnement de la région hypogastrique.

Mais disons tout de suite, que cette déformation

n’est pas pathognomonique de la dilatation, et en

tous cas, ne se rencontre que dans les cas très accen-

tués. Nous pouvons aussi trouver, une saillie transversale, plus ou moins accentuée au niveau de la région épigastrique inférieure, répondant à la petite

courbure abaissée. Somme toute,sauf dans quelques

cas de dijatation énorme, la simple inspection ne

nous donne guère d'indications.

La palpation, faite avec douceur, pourra nous renseigner d’abord sur la sensibilité gastrique. Toutefois, n'oublions pas, comme le dit Glénard, que: « La

douleur, dite d'estomac, provoquée par la pression

de l'épigasire, peut avoir son origine et son siège en:

dehors de l'estomac. Elle peut être due au foie, dont l’interpositionentre l'estomac etla paroi abdominale

a été oubliée ou méconnue » (loc. cit.) (1).

Cependant, on peut arriver à localiser cette dou-

leur,en étudiant la zone sensible,et surtout la forme de sa limite inférieure.

Si cette ligne, située à une distance variable, parfois très petite, du rebord costal, est régulière, droite oucourbe, à concavité supérieure ; siellenese déplace pas avec les changements de position du sujet, mais s’abaisse un peu dans l'inspiration ; si elle se poursuit loin derrièrele rebord costal droitet pas à gauche: on

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