‹ Essais cliniques de radioscopie gastriqueChapitre 23 sur 43 · Gréxarn. Ploses viscérales, p. 86 sq · texte numérisé non relu

Gréxarn. Ploses viscérales, p. 86 sq

peut assurer, d’après Glénard, que c’est bien du foie qu'il s’agit, et dans les cas heureux, on peut même, à l’aide du procédé du pouce, proposé par cet auteur, sentir une arête tranchante, fine et souple, qui est le bord inférieur de cet organe (1). |

On peut encore reconnaître le siège de cette douleur provoquée, d’après ses caractères locaux, ses irradiations, et enfin par les.signes qui suivent l’examen. La douleur s'aggrave, s’il s’agit du foie ; elle diminue, au contraire, si l'estomac en est le siège.

La palpation ne peut guère nous renseigner par elle seule, sur les dimensions de l’estomac, à moins qu'il ne soit le siège d’une tumeur que l’on sentira saillir sous le doigt.

Dans quelques cas cependant, grâce à la palpation profonde, en se servant du procédé de glissement conseillé par Glénard, on peut sentir un relief formé par l'extrémité inférieure de l’estomac.

Dans ce cas, la main fortement appliquée sur la paroi abdominalé antérieure, et enfoncée profondément sous la saillie du sternum, sent, en glissant de haut en bas, le long de la colonne vertébrale, plusieurs ressauts. Le supérieur est dû au pancréas, le second à l'extrémité inférieure de l'estomac, l'infé-

rieur à la corde colique. Mais ce procédé, qui demande une réelle habitude, ne peut servir que chez les sujets très maigres, et dont la paroi antérieure se laisse facilement déprimer.

1. De l'exploration bi-manuelle du foie par le procédé du pouce. Lyon Médical, 3 janvier 1892,

TBE

Pratiquée enfin, immédiatement après le repas,

chez les personnes maigres, dont l'estomac est tendu,

la palpation permet de sentir quelquefois la limite

inférieure de l'organe.

La percussion est le procédé qui nous donnera le plus de renseignements; mais elle doit être faite avec un soin tout particulier si l’on ne veut pas tomber en de grossières erreurs.

L'estomac n'a pas, comme le foie, de timbre pro-

pre. Le son varie avec le contenu de l’organe. Mal-

heureusement, il se trouve entouré d'organes également sonores, le poumon en haut et l'intestin en bas ; et, s’il est facile, en percutant de droit à gauche, de reconnaître la brusque transition qui existe entre la matité hépatique et la sonorité gastrique, il devient excessivement difficile, même à une oreille exercée, de reconnaître la différence de tonalité qui existe entre cette sonorité et la sonorité des anses intestinales situées au-dessous. Et pourtant, il est

pour nous d’un intérêt capital, de distinguer entre

les deux, pour avoir la limite inférieure de l'estomac.

Aussi, pour rendre cette méthode plus maniable, at-on recours à différents procédés ; ce sont les mèémes que ceux que nous avons vu employer par les anatomistes dans leurs études sur l’estomac normal,

Nous ne reviendrons donc pas sur leurs techniques, ni sur les critiques qui ont pu leur être adressés, nous nous contenterons de les énumérer.

Ils ont tous en vue le mème but: chercher, soit en diminuant la sonorité gastrique soit, au contraire, en

Fr

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