‹ Essais cliniques de radioscopie gastriqueChapitre 31 sur 43 · BOL · texte numérisé non relu

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biloculaire. Mais, si comme dans les observations IIT et IV, nous appuyons, en remontant, avec la main sur la paroi abdominale inférieure, à la façon d’une sangle qui remonterait le cul-de-sac stomacal, nous voyons le liquide monter, passer à travers le rétrécissement, et rendre au segment moyen sa largeur réelle primitive. La conclusion est donc, que nous n’avons pas affaire ici à un estomac biloculaire vrai ; mais à un rétrécissement temporaire du segment moyen, dû au poids du segment inférieur rempli de liquide. L’estomac est intimement uni à la partie inférieure du diaphragme sur une grande étendue, répondant à la calotte de la chambre à air. Dans le cas qui nous occupe, l'extrémité inférieure de l’organe possède un cul-de--sac, où stagne en permanence une quantité assez considérable de liquide, qui, par son propre poids, produit une traction permanente. L’estomac très dilaté est atone. Il est donc tout nature, quand le sègment moyen est vide, que, sous l’influence des tractions que lui fait subir la partie inférieure, ses parois se rapprochent, et qu’il s’étrangle sur une certaine étendue. Quand nous relevons l’estomac, nous diminuons la traction, et en même temps nous remontons le liquide, qui, en s’engageant dans le corps de l’estomac, le dilate et lui fait reprendre sa forme primitive.

L’estomac biloculaire vrai est tout autre : c’est

ordinairement une anomalie congénitale, n’ayant

aucun rapport avec la dilatation. Quelquefois, ilest la

conséquence, chez la femme, de l’abus du corset (1). Le rélrécissement est alors absolument stable, quel que soitl’état de vacuité ou de réplétion de l’organe, et quelies quesoient les manœuvres quel’onexercesur lui. En continuant à faire ingérer de l’eau, ou du lait bismuthé (ce qui n’a pas d’inconvénient, étant donné le faible pourcentage du bismuth), le poids du liquide finit par vaincre l’élasticité de la paroi inférieure; mais ce n’est, que quand le cul-de-sac inférieur ne peut plus s’accroître, c’est-à-dire, quand il est complètement distendu, que le niveau du liquide commence à monter dans le segment moyen, proportionnellement à la quantité ingérée.

IL est facile de connaître la capacité de l’estomac, en se rappelant la quantité de liquide qui a servi à le remplir. En prenant, au crayon gras, sur l’écran, le dessin de l’image projetée, ainsi que les repères ordinaires, nous avons toutes les notions possibles pour juger, d’une façon précise, de l’état de l’organe. Il ne reste plus qu’à observer, de temps en temps, tous les quarts ou toutes les demi-heures, le fonctionnement de l'estomac, pour avoir les éléments

du pronostic.

Lesnombreux examens, auxquels il nous a été donné d’assister chez le D' Barret, nous ont permis de vé-

rifier la justesse de la division des estomacs dilatés,

1. Cuaroror, L’estomac et le corsel, p.53 sq. Th. Paris Lyon, 92.

Gurzcemor. L’estomac biloculaire Th. Paris, 98.

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