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chez des femmes maigres, anémiques, à pression artérielle basse), tous signes gravement accrus par l’inanition à laquelle se condamnent ces malades ; elle ne tarde pas à faire place à une dilatation permanente, en surajoutant à ce tableau clinique, déjà sombre, tous les signes physiques d’une dilatation plus ou moins bien tolérée.

Tel est le type clinique le plus fréquemment observé chez la femme, variété à laquelle on peut donner le nom de dilatation d'estomac à forme neurasthénique.

La seconde variété, au contraire, beaucoup plus fréquente chez l’homme, est la dilatation par augmentation du travail musculaire de l’organe.

Cette forme, qui pourrait être nommée forme arthritique de la dilatation, se rencontre chez les gros mangeurs. Ces malades, obèses, congestionnés, à pression artérielle élevée, avec phénomènes surtout hépatiques (crises de goutte, de diabète, dermatoses),sont des personnes intoxiquées du fait des excès alimentaires auxquels elles se livrent, et qui le plus souvent, étant la cause primitive de leur dilatation, l’entretiennent et l’augmentent par la surcharge alimentaire et les fermentations gastro-intestinales qui en résultent. L’estomac, d’abord distendu, devient bientôt dilaté. |

Au point de vue radiologique, nous trouvons aussi deux types de dilatation. Le premier, l’estomac de la forme neurasthénique, est ordinairement fortement ptosé (le cul-de-sac inférieur, descendant jus-

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düe dans le pétit bassin, est de règle). C’est un estomac en tube, très large, avec cul-de-sac sous-pylorique très développé, se-remplissant d’une manière tout à fait défectueuse, et demandant des quantités énormes de liquide. Ordinairement, on y observe cette fausse biloculation citée plus haut, due au poids du cul-de-sac inférieur,et à l’atonie du segment moyen.

Le second, l'estomac du type arthritique, au contraire, est bien plus court. La ptose y est bien moins fréquente et bien moins accentuée. La portion moyenne y est plus large que dans la première variété et sans encoche. La réplétion de l’organe, tout en étant défectueuse, puisqu'il s’agit d’un estomac dilaté, demande bien moins de liquide. (Voir observation V.)

Entre ces deux types, existe une troisième variété, ne correspondant pas à une lésion, mais à un mauvais fonctionnement des voies digestives. C’est l’estomac des œrophages : estomac court, trapu, distendu par les gaz dont il est rempli. Cet estomac se comporte comme un estomac dilaté du type arthritique ; mais cet état n’est que transitoire. Il reprend sa forme et son fonctionnement normal, après l’évacuation de son contenu gazeux.

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