CONCLUSIONS
1) Les arguments de laboratoire manquent encore pour rapprocher de façon vraiment scientifique, les cinq affections dont nous venons de parler.
Nous n'avons, comme preuve de laboratoire, que les expériences de Harvier et Levaditi montrant que les méninges d’une choréique produisirent des lésions d’encéphalite chez le lapin, encéphalite permettant de réaliser quatre passages successifs.
2) La notion d’âge des sujets atteints peut paraître un faible argument. Il devient plus solide lorqu’on voit les mémoires de Germain Sée et de Roger sur la chorée, maladie de l’enfance, précédant ou faisant suite à des atteintes rnumatismales.
Les épidémies récentes d’encéphalite et de poliomyélite ont montré combien les enfants payaient un lourd tribut à ces maladies.
Les publications de Wood et de Servel de Cosmi sur l’acrodynie montrent que cette affection atteint des sujets de quelques mois à 15 ans avec grosse prédominance chez les tous jeunes enfants jusqu’à la 7° année.
NAUTE
3) Les observations 1 et 2 montrent comment la chorée peut survenir au cours de l’encéphalite épidémique. Les nombreuses observations publiées à ce sujet par différents auteurs cités prouvent combien ce cas est fréquent. D’ailleurs l'expérience d'Harvier et Levaditi (obs. 3) paraît démontrer la présence du virus encé- phalitique dans les méninges d’une malade morte de chorée.
Les travaux de Germain Sée en 4850 montrent l’existence fréquente d’endocardite de type rhumatismal chez les choréiques ; Bourdier, Pelay, Moynier et Cadet de Gassicourt, Minet et Patoir, Hutinel et Babonneix, appuient la théorie de Germain Sée en admettant une seule et même maladie : rhumatisme articulaire aigu et chorée avec manifestations cardiaques.
L’acrodynie, elle aussi, si elle ne comporte pas d’endocardites ou de péricardites présente cependant des manifestations circulatoires qui pour Feer serait pathognomoniques (obs. 4).
Si le rapprochement rhumatismeacrodynie paraît difficile, les observations 5,6 et 7 montrent commentl’acrodynie survient au cours de la poliomyélite, et Rocaz, en présence d’acrodynies avec paralysie avait considéré l’acrodynie comme une encéphalomyélite épidémique voisine de l’encéphalite épidémique.
4) La notion d’épidémicité nous permet de rapprocher ces maladies. |
Les épidémies d'encéphaliteet d’acrodynie apparurent simultanément après la guerre.
TIR A ne té TRS az: 7