‹ Essais d'appréciations historiques;Chapitre 18 sur 57 · DONT LE DOCTE ENSEIGNEMENT DIRIGE LA JEUNESSE DANS LES FORTES ETUDES · texte numérisé non relu

DONT LE DOCTE ENSEIGNEMENT DIRIGE LA JEUNESSE DANS LES FORTES ETUDES

HOMMAGE d'un ADMIRATEUR SINCERE, D'UH DISCIPLE RECONNAISSANT.

PRÉAMBULE

GÉOGRA^PHIK DU NOUVEAU CONTIltBNT, 919

jeette terre loîntame et était déjà allé en ^ipé* jrique sans s'en £q[)erceyDir. Mais M. de Hum* Jboldt réfute ces assertions.

Les notions sur la colonisation normande du Groenland sont dues aux recherches d'une érOr .dition qui n'appartient pas encore au temps de €olomb, et elles ont précisément tiré leur intérêt de sa grande découverte. Le premier écrir vain qui ait reconnu dans le Groenland ^e^ aur .dens Scandinaves une partie de l'Amérique est le géographe OrtéUus, en 1670 ; et encore n'eiitil pas connaissance des excursions laites par ces hardis aventuriers sur le véritable continent américain. A plus forte raison, l'immortel Génois n'a-t-il pas eu connaissance du voyage des frères vénitiens Nicolo et Antonio Zepi , dans ces mêmes contrées , de 1388 à 1404 , voyage dont notre auteur ne suspecte pas, avec quelques autres, l'authenticité, mais qui n'est pas arrivé à la publicité avant 1558.

Un instant d'examen est donné à la diflerence qu'aurait apportée , dans les destinées de l'A-? mérique, la colonisation de ce pays par les Normands , si , des côtes du Labrador, où ils pa* raissent avoir fail quelque établissement au

onzième siède, ils étaient descendus au mi<fi dans les immenses régions que le nouveau con*tinent ouvrait devant eux. A la rudesse barbarô et toute belliqueuse de .ces hommes du Nord , il expose la pacifique prospérité dont jouirent pendant des siècles les côtes orientales de FAmérique , la douce influence de cette théocratie des Incas, à l'origine mystérieuse^ et dont le souvenir traditionnnel est encore resté si populace parmi les Péruviens. Montrant l'intérêt de ces antiquités américaines , « je ne partage aucunement, dit-il, le mépris avec lequel ces traditions nationales ont trop souvent été traitées : j'ai, au contraire, la ferme persuasion qu'avec plus d'assiduité la dé<^ouverte de feits entièrement inconnus aujourd'hui éclaircira beaucoup de ces problèmes historiques relatifs aux navigations du moyen-âge, aux analogies frappantes qu'oflrentles traditions religieuses, les divisions du temps et les ouvrages de Fart en Amérique et dans l'est de l'Asie , aux migrations des peuples mexicains, à ces anciens centres de la civilisation d'Aztlan , de Quivira et de la Haute- Louisiane , comme des plateaux de Gundina^ marcaetdu Pérou. ». ; ■

GEOGRAPHIE DU NOUVEAU CONTIIfENT. 2^1

Quant aux onze îles imaginaires, figurées dans le Grand-Océan sur toutes les cartes du moyenÀge, M. de Humboldt ne dédaigne pas d'examiner en détail chacune de ces fictions , pour y glaner encore le peu de vérités qui ont pu en être le fondement. Puis , les nombreux récits, iaits à toutes les époques, d'ustensiles^ d'arbres, de cadavres humains et même de barques remplies d'hommes vivants étranges , jetés par les courants sur les plages les plus lointaines, sont expliqués par de savantes notions de géographie physique sur la direction du grand fleuve pélasgique d'eail chaude, connu sous le nom de Gulf-Stream , et des autres grands courants.

De ces considérations résulte l'induction, si étrange au premier abord , qu'il s'agit probablement déjà des Esquimaux dans un célèbre fragment historique de Cornélius Népos, où il est parlé d'une barque chargée d'Indiens vivants , jetés sur les côtes de Germanie par la tempête et présentés à Métellus Geler par le roi des Suèves, du temps de Jules-César. Ce Êdt si extraordinaire devient naturel par l'analogie du fait non contesté de l'arrivée dISsquimaux

aux ilès Orcadès. Car il ne â'agît point là d'évé- Éléments où entré pour quelque chose le progrès dësi siècles, mais bien de ces grandes catastrophes naturelles , causées par la violence des

courants et des tempêtes. Notre illustre auteur est ainsi amené à terminer en ces termes : c On agrandit la pensée en réunissant sous un point de vue général les preuves dé ces communications lointaines, favorisées par le hasard; on voit comment les mouvements de l'Océan et de Fatmosphère ont pu, dès les époques les

jilus reculées , contribuer à répandre les différentes races d'hommes sur la surface du globe : on comprend, avec Colomb, comment un continent a pu se révéler à l'autre. >

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