PRIVILEGE DE SAINT-ROMAIN
comme il était déjà près du gibet. Le même hadllî ayant encore, en 1302^ après l'insinuation du privilège, fait transférer un autre prisonnier des prisons de Rouen dans celles du Pont-de* FArdie, < il y eut grande rumeur au chapitre. Les chanoines s'écrièrent qu'on attentait au privil^e de saint Romain... Le jour de l'As* cension ils ne désignerait point de prisonnier pour lever la fierté, mais ils se rendirent pro* cessionnellement, comme de coutume , avec toutes les châsses de la cathédrale , à ki place de la Yieille-Tour. Là, par l'ordre du chapitre, un de ses orateurs, et peut-être n'avait-on pas choisi le plus modéré de tous, raccmta an peuple ce qui s'était passé entré le bailli et l'égUse.
• » On peut imaginer 1 effet de cette communi* cation officieuse et de ces doléances sur une populaticm enthousktstedu privilège et d^a indisposée de ne p(Hnt vdr ce prisonnier, ol^et pour elle d'une si ardente curiosité... Pour ne point laisser se refroidir les sentiments sympa* thiques qu'avait excités cette harangue, le cha» pitre eut recours à un moyen que dqà il avait employé avec succès. Aux yeux des habitants de Roueu , il n'y avait ri^i de plus auguste et
PRIVILEGE DE SAINT-ROMAIlf . 2S1
de plus sacré quela fierté de saint Romain, où reposaient les restes vénérables du saint pontife. Cette fierté était pour la ville comme un palladium auquel semblaient attachées ses des» dnées;... Cette sainte châsse, cette fierté révérée , envers laquelle un imprud^it magistrat s -était rendu coupable d'un double outrage , le chapitre la laissa exposée solennellement aux yeux du peuple dans la place de la Vieille- Tour, en déclarant qu'eUe demeurerait dans cet endroit tant que Nicolas Letonnelier n aur rait pas été ramené des prisons du Pont-de* l'Arche dans celle de Rouen* •• Cela fut exécuté ponctuellement , et la fierté de Saint-Romain resta ainsi exposée en permanence à la Vieille* Tour, le jeudi jour de rAscension, le vendredi et le samedi , gardée jour et nuit par des ecclésiastiques et par un nombre considérable de fidèles qui se disaient un devoir de cette pieuse assistance.
> Chaque jour le clergé et le chapitre de Notre-Dame venaient, processionnellement , visiter et honorer la châsse. Une multitude
innombrable suivait ces processions Cette
exposition extraordinaire de la fierté du saint ^
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i;es procesiiâidas inaccoutumées ^ n'aiiai^ayt pu avoir Ken sans qnelqne monveoient dans. le peupk, que les chanoînei^ a^aieiit £brC sedroitèment semblé prendre pour atbître , enbiî ra^ eontam , le jour de F Ascefisicm , leurs déaièlés avec le AÎcomte* de. dernier sentit qnr'â n^'élail pas le plus fort* Dès le 4saiiledivii iC réintégrer Nicoks Lebmie&r danslps prîsonfi ife Rôueii, et s'empressa dW donner avis au efaapître...., qaî> se vcryaffit rétabli dans son droite .^ choisît» pour lever lafiâ^te^ non fMnnt Nîcolaa Leton^ iiélidr^ tiont la translation arvaît causé tamt de hÊvity mais GuillauflM de Montgiuerar A ;' ce qui pirouva qu'en, cette, oecasioii encore le^ , clmpitre n'avait voulu que&reer les ms^lirajl» à'r&« donnaÉtre' &on droit etlà resp^cfer saii.poup voir;'*- ^ ■«•• : • S . :•>/.•♦
' Ce pouvoir va toi^iiMirs croissant pas. lai per* Èéfréfznce inlIeiible.deB : chaij^ijîès*: Kwdatit h longue occupation anglaise , mêmes triomphes du eUapitre sur tes ; officiers êp Ifeltf î ) V et 'de Emri YI <pii kî pcnlësÉaîent mM {^ivir légèv <i En iJl73», il défendit «ani droit âvee étei^e. et succès ^ -• nçn plusc .c<wtrel to ^ouv w** neur deichàtfiûUy nmis^txwU^wst rm ^IPraûee;
Pllt.Vlt.BGB «K SAINT-^ROH^UnN. TlSS
et ce roi était Louis XI S > Voici là lettre qmf ce prince éermt au chapkre : :
4 Gbièrs^ et bien ameZ', ^ y Koui^a\coiis esté act^ertisr du gmns cas et «K mate GOtnmisi et perpétré par Etienne . de %i Bbudribo$cde nostre tiHe de Roue», eirbt per^
V gOQunci dé feu Jehan Le Chandelier, et coiiime » ^1 s'esttànté d*aTOÎr la châsse de saint BoBiaîn )^ etdejcttr <kt^ ^i-?i^gêv Qui i]K)lçs -itendole cliosb î bîenf estrahge et pre^udidBd^ieandLct piitilégé^ 9 acteûdu que le dict Baudmbosd tient franchise i> publicquement ^ «t qu'il a çôntmis lie dict cas » de Odorsfge délibéré/ Et, pour cet que nous ]ft aTtMas gran|; intérest eiB celte matière,, et quô
V ni& voulions cpie aucune dooseisoitfaiet^ parle » dict Baudribosc à Fencouiteë dttdibtparé^nlé^; » nôils vous avons bkn vodlui ad^^fertii^^ affin q^ud » y ayési bonadvisi G&t s^ aucune ohosé se fai* » sohecu «ontrairey nous ne serions pas eonSensi
••'• •^';•■ ''. '^'{^ /.- ,•'■ ■^■\\ '■ ^/, >->LiOTSi"ïl»'M
Voycms/ f|uel fut le raàuhatVde leette iette^ asdes entortillée : ««Le jourde r£lcel>sipfit« àu nkatiii ^ le chapitre assemblé délibéi?ait .sur Kér tectioD! d'un prisonnier ^ f&t.déjà, dou^eiyaîlt avtiieaiti été ceaùeiOies y ioiisqu^ liehaiB^ deOloAh