PRIVILEGE DE SAINT-ROMAIIV
tous lieux enfin ^ il ne s'agissait que du prisonnier, il ne se parlait d autre chose, rien ne se faisait, pour ainsi dire, qui ne se rapjportàt à ce héros de la fête* Les jours précédents il était venu de tous les points de la Normandie et des provinces voisines une foule de personnes attirées par le désir de voir ou de revoir la cérémonie ; mais la veille et le jour de l'Ascension l'affluence des arrivants redoublait encore. Si le temps était beau, tout le Yexin, tout le pays de Gaux, accouraient comme en masse à la métropole. »
Terminons par ce trait tiré de 1^ description, de la procession, c On y voyait un bedeau vêtu d'une robe violette, portant au bout d'ttn bâton la figure en osier d'un dragon ailé que le peuple r^ardait comme la dépouille méine de celui qu'avait anéanti saint Romain. La confrérie des gargouUlards,, qui l'environnait , avait ordre de se tenir à une assez grsmde distance de Tarchevèque , non sans sujet ; car aussitôt que le bas peuple apercevait ce dragon , il éclatait en cris de joie, en acclamations brupntes, à n'entendre point Dieu tonner. Gomme si ce n'eût pas été assez que de produire en public cette grotesque