PRIVILEGE DE SAINT-ROMAIN
C'est surtout dans le morceau placé à la suite de rhîstoire, et intitulé : Description historique du cérémonial suivi à Rouen pour le privilège de Saint'Romain , que l'on voit tous ces détails familiers qui donnent tant de couleur à This* toire, et dont Tattrait avait Êiit imaginer les ro^ mans. historiques. Mais cette manière-ci d'approfondir un point d'histoire particulier offre la vivacité des couleurs, soutenue par la sohde réalité des &its. Dans ce livre, les Rouennais d'aujourd'hui trouvent la véritable physionomie de leurs aïeux, leur gaîté, leurs travers, leurs contestaticms, les rivalités du parlement et du chapitre dans les petites choses comme dans les grandes; enfin, il iaut le dire, la gourmandise de ces deux graves compagnies, qui toutes deux avaient trouvé dans la cérémonie de la fierte l'occasion de festîner à l'envi ; cai^, c dans ces temps reculés, dit M. Floqu^, il n'y avait pas de bonnes fêtes sans un repas de corps. »
Celui du parlement portait le nom de Jestin du cockon.Les £rais en étaient Êiits par le dernier conseiller reçu, et ils étaient tels, que ces magistrats se refiisèi^ent quelquefeôs à supporter une pareille charge. Mais le parlement se borna
296 PltiriLEGE DE SÀIKlv&OSfAlN.
souvent à leur allouer un (Supplément sur la recette dés ametides ; et la dépense , au lieu de dimmùer, allait en augnientant d'année en année ; peut-^tre aussi parce (ju'eUè suivait en pairtié les progrès du luxe et la valeur dé • croissante de l'argent. Quoi qu'il en soit, cette dépense finit par devenir si excessive , qae Louis Xni se crut obligé d'écrire^ en avril 1659, au parlement^ pour l'engager à k supprimer. H en résidta, non pas la suppression, mais la dinûnutkm de la dépens^ et l'on^ décida qœ ce dîner ne pourrait pas excéder 600 livres, ce qui pourrait éqmvaloir à bien près de deul îniUe Êaiacs d'aujourd'hui, c Si undtner qui coûtait six cents livres d'alôts était réputé àiodefcte^ qu*étàit4ce donc que ces gmmld dtmerê que le parksneiit déclarait abolir? »^> " Le diner du cfaapiire» sans être ausiû délôbre
ùpaie celui du parlemenl^ paraîtii'a'voir ^gti^ plus frugale H est vrai qn'ili^y admettaient quel^ qiiei^is d'illustres convives, fin 1375y le cardinal de Bourbon ^ dont la ligue fit plus titrd un katàme de roi sôus le hom de Charles X, était artfaevéque de Reuén; et te éfaapitrev averà à Tavaiice qu^îi serait du banqpoet , àvtit ê(>tÉtÊi
PRiyiLEGB DB SAlNTHItOMÀIN; 299
ordre c d'âcliepter des viandes les pluseicquise^ qu'il se pourroit trou ver. » Chaque chàboine amenait deux ou trois domestiques, c Lorsque tous les convives étœent à table , le chanoine qui étoit ea tour d'olBci^^ et qui le soir, fort tard peut^^tre, devoit célébrer la grand'messe , était obligé de venir dans la salle du banquet dire le Bénédicité ; puis il se retiroit imûiédia^ tement, et ne revenoit que pour dire les grâces. > Gomme le repas avait lieu dans la bibliothèqtié du chapitre (dotlt On admi^e Télégant escalièf dans le latéral gauche de la cathédralie), il ter* min&it les grâces par (iès mots : < Prions pour t Tome dé M. Pierre Acaiîè , qtii a fondé cette » bibliothèque, i
Au reste, il ne fout pas s'étonftei* de ce Itixë de table parmi les pl-ëttiiers p'èf lïomiages de h, vflle. ^ Ghe)K tous les habitàuts de Rouen il y avàii ce joui^-là q^nélqUé chose à'exifà) * il ïi'y f avoît , dit tin ancieU manuscrit , bôtit^èoyî 9 tâUipiaouVfiB ftist^l, qui itk S'èsgàyâsf de éeste » grâttde et èxhubefante gi^sce divine, >
«Au chapitré , au psîlâis \ dans lés di^l*^^ prifecrnsdé la'Ville, dans lès rUeiS, à fe Viéilie'- Tour, à Notre*Dame, à fa Vîbomtédé l^BàHi; m