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Remarques.
1) Le mélange théorique éthylène-hydrogène à parties égales est très loin de présenter un rendement d’hydrogénation maximum. Ce rendement parait augmenter régulièrement avec la teneur en hydrogène des mélanges au moins dans les conditions où ils nous était possible de suivre l'expérience avec un appareil à courant continu. Nous avons essayé de déteminer le mélange d’hydrogénation optimum dans un appareil statique (effluveur de Berthelot) en enfermant des mélanges connus et à des pressions déterminées (20 m/m env.) dans l’effluveur mis sous tension pendant un temps variable. Mais l’action de la décharge continue à se manifester sur les produits déjà formés, et la présence de ces homologues supérieures à un état de condensation parfois très avancé ne permet plus aucune conclusion.
Donc en résumé, lorsqu'on arrive à soustraire les produits de la réaction suffisamment rapidement, le rendement en C saturé augmente avec la teneur en hydrogène du milieu, sans qu’il nous soit possible de préciser la limite supérieure.
2) Nous avons réservé dans nos tableaux une colonne indiquant le pourcentage en carbone non retrouvé dans nos analyses, parce que cette perte est remarquablement constante, au moins aussi longtemps que le mélange est plus riche en carbure qu’en hydrogène. Elle varie en effet entre les limites extrêmes de 2,612 et 5,579 pour monter immédiatement à 19°/, si le carbone est en excès par rapport à l'hydrogène. Comme le carbone se retrouve surtout à l’état d’un dépôt solide dans l'appareil et dans l’électrode nous devons admettre une rupture de la molécule, probablement au niveau de la double liaison C H?2=—C H? et mise en liberté de l’hydrogène à partir du radical CH?= instable.
Cette hypothèse semble encore se justifier par le fait que l’éthylène saturé ne se retrouve pas uniquement à l’état d’éthane, mais aussi sous forme de méthane et de propane. Le radical CH?2— semble donc pouvoir subir plusieurs sorts:
1) ou il est hydrogéné au maximum et passe à l’état de méthane,
2) ou il est soudé sur de l’éthylène pour donner du propane,
3) ou il est détruit avec mise en liberté de carbone.
Nous avons voulu vérifier si la formation de méthane et de propane se faisait bien à partir de l’éthylène ou du radical CH2=— ou seulement après hydrogénation de ces corps, c’est-à-dire à partir de l’éthane. Pour cela nous avons soumis un mélange d'éthane et d'hydrogène en excès à l’action de l’effluve. En opé-
rant à la pression de 25 m/m nous avons bien obtenu une polymération de l’éthane, mais jamais une scission de la molécule‘avec obtention de méthane. La polymérisation a même pu être considérablement réduite (jusqu’à 1,28°/) en opérant à très basse pression (0,01 m/m de Hg) du coté de l’électrode et avec un débit très rapide (6 1/h). Il semble résulter de là que l’effluve électrique
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