‹ Essais de critique et d'histoire (volume 3)Chapitre 148 sur 155 · Tite Live, II, 29; VI, 17. —2. Ihid., XXI · texte numérisé non relu

Tite Live, II, 29; VI, 17. —2. Ihid., XXI

plus hardies, représente Géson « debout au miliea de tous les patriciens, soutenant seul les attaques Iribunitiennes et les tempêtes populaires, comme s'il eût porté dans sa voix et dans la force de son corps toutes les dictatures et tous les consulats ^ » Elle demande « si en abrogeant la loi Oppia, on abrogera avec elle la pudeur et la chasteté des femmes. » Elle s'élève enfin à l'accent poétique :

Tison de la discorde et fatale furie.

Racine, en faisant ce vers, se souvenait peut-être de ce mot qu'il avait appris dans ses classes : c Anni- < bal, furia faxque hujus belli '. » ,

Un aulre talent propre à tous les bons écrivains, mais nécessaire à l'orateur, est la coutume de fuir les mots abstraits, parce qu'ils ne conviennent qu'à la science et ne sont pas clairs. Lorsqu'ils apparaissent dans une narration ou dans un discours, par exemple chez Polybe, le lecteur, tout d'un coup, s'arrête comme en présence d'un autre esprit : l'auteur a cessé d'imaginer et de sentir ; on voit qu'il s'occupe à ranger telle action dans telle partie d'un livre de tactique ou de politique ; on allait prendre part à l'action ou aux sentiments des personnages ; la passion en nous s'éveillait ; elle tombe, et de sang« froid nous nous mettons comme Polybe à disserter

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