Tite Live, IX
victoire que Flamininus remporte sur un homme trahi et désarmé n'est ni grande ni mémorable ; et ce jour même prouvera combien les mœurs du peuple romain ont changé. Leurs pères prévinrent un ennemi armé, qui avait son camp en Italie, le roi Pyrrhus, de se garder du poison ; eux, ils envolent un ambassadeur consulaire pour engager Prusias à assassiner son hôte. » Ce contraste est de Tite Live plutôt que d'Annibal, et, tandis que le personnage accuse une perfidie, Thistorien marque une décadence. Souvenons-nous encore que les Grecs ont eu moins pitié que lui de la malheureuse Grèce. Dcnys et Polybe ont écrit les louanges des vainqueurs, celui-ci vantant leur vertu, celui-là leur noblesse, sans grand 50uci de leur patrie, fort disposés à justifier sa servitude, concluant tous deux que la puissance fait le droit, et que le devoir du faible est d'obéir au fort*. Tite Live avait plus de raisons qu'eux pour louer Rome ; et pourtant, quand son Lycortas plaide devant Appius pour la triste Achaïe, à son accent d'indignation contenue^ à ses élans de fierté douloureuse, on sent que le Romain a entendu le dernier soupir de la justice et qu'il est un moment du parti de l'opprimé.
IV. Il est encore mieux en garde contre la vanité d'auteur que contre les préférences de citoyen. Il