‹ Essais de critique et d'histoire (volume 3)Chapitre 64 sur 155 · Tite live, III · texte numérisé non relu

Tite live, III

avez racheté à prix d'or votre cité aux Gaulois, et ils ont été massacrés dans Tinstant où ils recevaient For. Vous avez conclu la paix avec nous, afin qu'on vous rendît vos légions prisonnières, et voilà que vous éludez cette paix, couvrant toujours vos perfidies de quelque semblant de justice.... Je ne reçois pas, je ne regarde pas comme livrés ceux que vous feignez de livrer.... Faites la guerre maintenant parce que Sp. Postumius vient de frapper du genou le féciai, votre envoyé. Sans doute les dieux croiront que Postumius est un citoyen sanïnite, non un citoyen romain, et que le droit des gens a été violé dans le Romain par le Samnite! Et l'on n'a pas honte de jouer en plein jour ces comédies religieuses! Des vieillards, des consulaires, cherchent pour manquer à leur foi des détours indignes de petits enfants * ! » Tite Live met ainsi ses sentiments et ses jugements dans les discours, et se retire à dessein du reste de l'histoire. Caché derrière les personnages, il peut être sincère, même aux dépens des siens. Mais on reconnaît, à son accent, quand il faut distinguer de l'orateur le juge, et quand ce n'est plus la cause qui parle, mais la vérité. Lorsqu'Annibal prend le poison : « Délivrons, dit-il, le peuple romain d'une longue inquiétude, puisqu'ils n'ont pas la patience d'attendre la mort d'un vieillard. La

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