Aulu-Gelle, Nuits Attiques, IV
incertains S qu'on ne savait si la statue de délie n'était pas celle de Valérie, fille de Publicola ; que' Scipion Métellus prenait une statue de Seipion Ëmilien pour celle de Scipion Sérapion ; que l'inscription qu'Auguste prit sur le bouclier de Cossus pour vous la donner était contredite par tous les auteurs. Les inscriptions ? Il n'y en avait pas d'antérieures à celle de Duilius. Des journaux ou acta ? Ceux que cite Dodwell sont supposés; en tout cas, il n'y en eut pas avant le sixième siècle *. Les livres de lin ? Ils étaient bien peu volumineux, puisqu'ils ne vous donnent des documents que pendant dix ans ; bien incertains, puisque Cincius et Tubéron, en s'appuyant sur eux, se contredisent ; bien peu accrédités, puisque Tubéron, qui les cite, doute de leur autorité. Restent donc, pour toute ressource, les mémoires des censeurs, d'où l'on a tiré quelques chiffres, et les archives des familles. Or, vous avouez qu'elles sont mensongères et altérées. Quelle foi peuton leur accorder, quand on voit les généalogies ridicules qu'elles établissaient de votre temps : celle de Brutus, qu'on faisait descendre du premier consul ; celle de la famille Pomponia, qui se donnait pour auteur Numa Pompilius; celle des Hoslilii, plébéiens qui voulaient remonter jusqu'au roi Hostilius ; celle d'Âcilius Glabrion, qui, au sixième siècle, n'avait pas