PRÉFACE, XIII
mentale et sceptique du siècle suivant, il arrivera à démêler dans la philosophie française du xvii siècle une certaine tendance distincte
d'où dérivent comme d'une source sa soumission •
et son indépendance, sa pauvreté théologique et sa lucidité logique, sa noblesse morale et sa sécheresse spéculative, son penchant pour les mathématiques et son dédain de l'expérience, d'une part ce mélange de compromis et de roideurs, qui annonce une race plus propre au pur raisonnement qu'aux vues d'ensemble, d'autre part ce mélange d'élévation et de froideur qui annonce un âge moins enthousiaste que correct. Que l'on fasse maintenant une opération semblable sur les autres portions contemporaines de l'intelligence et de l'action humaine; que l'on compare entre eux les résumés dans lesquels, sous forme maniable et portative, on aura déposé pareillement la substance de l'œuvre observée; si, par cette sorte de çhimk. qu'on nojïLmûJ!apalyse psychol ogique, on prend soin de reconnaîireJes ingrédients de chaque extrait, on découvrira que des éléments semblables se rencontrent dans les différentes fioles, que les