‹ Essais de critique et d'histoireChapitre 9 sur 64 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

mêmes facultés et les mômes besoins qui ont produit la philosophie ont produit la religion et l'art, que l'homme auquel cet art, cette philosophie, cette religien, s'adressaient, était préparé par la société monarchique et par les bienséances du salon à les goûter et à les cornprendre^que^e théâtre, la conversation, les f jardinv^ mœurs de famille, la hiérarchie de | l'État, la docilité du sujet, la domesticité noble des grands, la domesticité humble des petits, tous les détails de la vie privée ou publique s'accordaient pour fortifier les sentiments et les facultés régnantes, et que non-seulement les diverses parties de cette civilisation si large et si complexe étajent jointes ensemble j>ar des dépendances mutuelles, mais encore que ces d&péricïancès avaient pour cause la présence univérselle de certaines aptitudes et de certaines inclinations, toujours les mêmes, répandues sous des figures diverses dans les divers comi partimeftts où s'était moulé le métal humain. Entre une charmille de Versailles, un raisonnement philosophique et théologique de Maiebranche, un précepte de versification chez Boi

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