‹ Essais de critique générale (volume 3)Chapitre 117 sur 278 · REMÈDES CONTRE LE VERTIGE · texte numérisé non relu

REMÈDES CONTRE LE VERTIGE

et volonlaires y sont nulles ou très abaissées. Ces acquisitions sont peu de chose auprès de ce que Textase a perdu depuis que les oracles ont cessé, que les prophètes se taisent , que la démonologie est abandonnée et que la conscience religieuse ne fait plus de cataleptiques et de martyrs. Faut-il désirer un développement nouveau de ce que Thumanité conserve et manifeste encore de dispositions de cette espèce? La sagesse, ia raison , la liberté, l'activité, les plus dignes et les plus sûres puissances de Thomme répondent non. Si une portée supérieure, un prix noble et exquis peuvent s'attribuer quelquefois aux consciences qu'une certaine extase attire et maîtrise , rappelons-nous que le domaine de l'inspiration et de la contemplation est aussi celui de l'erreur, un commencement de fanatisme et une pente vers la démence. A cet égard, la théorie du vertige nous a tout dit.

Il résulte de nos principes généraux et des analyses précédentes que le traitement médical physique n'est pas le seul qu'on doive songer à opposer à Tinvasion du vertige. Un tel traitement est rationnel sans doute, car Tétat de l'organisme peut amener, avec le trouble de la sensibilité , les tentations vertigineuses ; et, de même que l'administration d'un narcotique produit l'aliénation temporaire , on concevrait que d'autres remèdes la combattissent. Mais nous savons aussi qu'il existe un développement propre et spontané des fonctions représentatives, duquel réciproquement certains faits organiques dépendent. On pourrait donc s'occuper

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