‹ Essais de critique générale (volume 3)Chapitre 199 sur 278 · S XIX · texte numérisé non relu

S XIX

Complément de la définition de la certitade. Dn contrat personnel et da contrat •ocial.

Récapitulons quelques points principaux acquis pour nous dans notre étude de la certitude.

La certitude est un phénomène interne, un état plus ou moins stable de la conscience. Mais, d'une conscience à Taulre, cet état varie.

Si la vérité était évidente touchant les choses qu'il nous importe de connaître, on n'en disputerait pas. Conteste-t-on que le visible se voie?

Si Y évidence allait au-delà du phénomène, affirmé •comme tel, elle devrait changer de nom, car elle changerait de nature. En renonçant au nom, on renoncerait à l'image qui en fait toute la valeur. On abandonnerait donc aussi la prétention qu'il rappelle.

Si les jugements primordiaux avaient tous cette nécessité, cette précision, cette contexture exacte qui distinguent les notions irréductibles des mathématiques; si les vérités se liraient par le raisonnement de principes ainsi reconnus , sinon de la simple position des purs phénomènes, on s'accorderait peut-être. Ce n'est pas sur la logique d'un système qu'on se divise d'ordinaire; c'est sur le choix des principes et le sens des mots. Mais chaque philosophe s'arrange les siens, que les autres ne trouvent pas clairs.

Si les philosophes convenaient d'une langue, ils sauraient au moins s'ils s'accordent ou non , car souvent ils ne

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